Le Capes d’histoire-géographie nouveau est arrivé !

Le Capes d’histoire-géographie nouveau est arrivé !
Der Untergang der Titanic Willy Stöwer, died on 31st May 1931 Date 1912

La présentation en cette fin novembre d’un projet de réforme du concours de recrutement des enseignants suscite beaucoup d’émotion de la part des associations de spécialistes.

Pour ce qui concerne le CAPES d’histoire et de géographie, les épreuves écrites d’admissibilité mettent au même niveau la maîtrise disciplinaire des candidats, avec un seul sujet pour une matière enseignée qui compte quatre périodes en histoire et deux champs disciplinaires en géographie  (régionale et thématique).

La seconde épreuve écrite d’admissibilité consiste « à mettre le candidat en situation d’élaborer une séquence pédagogique à partir d’un dossier ».

Pour les épreuves orales d’admission dont « le poids sera majoré par rapport aux écrits par le jeu des coefficients », une « épreuve de conception et d’animation d’une séquence d’enseignement» sera associée à un oral d’entretien sur la motivation du candidat et sa connaissance de l’environnement et des enjeux du service public de l’éducation.

Ce projet appelle de la part des Clionautes les observations suivantes :

  • La dimension disciplinaire apparaît comme sacrifiée dans ce projet.
  • Une seule épreuve sur quatre permettra aux candidats de faire valoir leurs connaissances de nos matières.

Pour ce qui concerne la seconde épreuve de l’écrit, traitant de « l’élaboration d’une séquence pédagogique, avec utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur », cela nous paraît également beaucoup trop réducteur. Le risque réside dans une utilisation de recettes pédagogiques toutes faites remettant en cause la capacité du professeur à les adapter aux situations d’apprentissage qu’il rencontre.

La seconde épreuve d’admissibilité sur l’élaboration d’une séquence pédagogique nous parait faire doublon avec la première épreuve d’admission qui revient encore sur cette compétence attendue. Cela conduit à minorer le contenu disciplinaire et la capacité d’analyse des documents évalués dans la formule actuelle.

Pour les épreuves orales d’admission la seconde épreuve d’entretien sur la motivation du candidat et sa connaissance de l’environnement et des enjeux du service public de l’éducation nous semblent ouvrir la voie à une forme de posture attendue. Cela est incompatible avec la dimension critique que les savoirs apportent dans nos missions de transmission des connaissances.

 

À propos de l'auteur

Bruno MODICA

Agrégé d'histoire, Chargé du cours d'histoire des relations internationales Prépa École militaire interarmes (EMIA) Chargé du cours de relations internationales à la section préparatoire de l'ENA. (2001-2006) Enseignant à l'école supérieure de journalisme de Lille entre 1984 et 1993. Rédacteur/correcteur au CNED de Lille de 2003 à 2016. Concepteur de la maquette et du cours d'histoire des relations internationales EMIA Correcteur de la prépa. Sciences-po Paris. Master 1. Rédacteur CAPES …

3 Commentaires

  1. Bruno MODICA

    J’ai conservé ce commentaire à l’argumentation un peu primitive en raison de la qualité de son expression et de son orthographe. Cela justifie sans aucun doute les probables échecs répétés de ce commentateur au concours.

  2. Billy

    Enfin!
    Y en a marre de passé un concours qui n’a aucun rapport avec le metier!
    « Dimension disciplinaire sacrifiée » pitier!
    On passe un temps fou à se gaver d’une somme monstrueuse de connaissances pour ensuite le vomir sur des copies pendant 2×5 heures. Et que représente cette dite somme de connaissances pendant l’exercice du métier ? Une ligne, peut-être deux, dans un cours quelconque… 1 an = 2 lignes. Il est temps que ces conneries s’arrête !

  3. Alexandre

    Merci pour votre analyse. Néanmoins je trouve votre critique sans doute trop forte.
    D’abord parce que les deux épreuves écrites proposées dans cette version semblent strictement identiques à celles proposées ces dernières années–et qui ont une réelle base disciplinaire et méthodologique forte.
    Ensuite, et a priori, parce que la première épreuve d’oral ressemble beaucoup à la « leçon » (actuelle MSP).
    La seule interrogation (à mes yeux) porte sur la dernière épreuve d’oral qui doit remplacer l’ ASP (épreuve avec dimension disciplinaire, épistémologique, didactique et portant sur des enjeux sociétaux) mais nous pouvons croire en l’intelligence de nos collègues qui auront à interpréter les consignes pour imaginer une épreuve dans laquelle ils pourront évaluer la connaissance du système éducatif, la motivation du candidat et la maîtrise de contenus disciplinaires.

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