Les Rendez-vous de l’histoire du monde arabe #4 – Les usages de l’Antiquité dans le temps présent, l’archéologie du Proche-Orient « en guerre »

Les Rendez-vous de l’histoire du monde arabe #4 – Les usages de l’Antiquité dans le temps présent, l’archéologie du Proche-Orient « en guerre »

 

Vendredi 25 mai 2018 – Salle du Haut Conseil, de 16h à 17h30

Carte blanche proposée en partenariat avec CITERES

Intervenants (de gauche à droite) :

–  Didier Viviers archéologue, directeur du site d’Apamée ( Syrie), secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique,

– Véronique Grandpierre, assyriologue, chercheur au laboratoire ICT de l’université Paris Diderot,

– Modérateur : Pierre-Olivier Hochard, maitre de conférences en Histoire ancienne à l’Université de Tours,

– Maurice Sartre, Professeur d’Histoire ancienne émérite à l’Université de Tours, spécialiste de Palmyre (Syrie)

En introduction à cette carte blanche, Pierre-Olivier Hochard précise que celle-ci a pour objectif de traiter de l’aire syro-irakienne dans le but de questionner, de discuter et de débattre sur l’instrumentalisation de l’archéologie et de l’histoire dans cette région du monde par tous les les acteurs en présence et pour questionner en particulier le rapport très idéologisé qu’entretiennent l’histoire l’archéologie et la politique dans cette région du Moyen Orient.

La première réflexion débute sur la façon dont au départ les gens perçoivent eux-mêmes leur propre histoire et comment ils se positionnent par rapport à l’archéologie, ce qui a pour conséquence de nous renvoyer aussi à nos propres perceptions.

Pour débuter, Didier Viviers propose un exemple concret de ce positionnement en prenant celui d’Apamée un grand site antique de Syrie situé à proximité d’Alep et ravagé par des pillages réalisés par les habitants du village voisin.  Il souligne que les destructions que l’on connait ne doivent pas être seulement l’occasion d’une émotion et d’un émoi mais aussi un questionnement sur soi. Ses ouvriers lui ont expliqué l’histoire du site de la manière suivante : « y’a eu la période grecque c’est très bien puis les Romains, fantastique période, c’est du solide et de l’architecture. Puis y’a le byzantin nettement moins bien, moins solide. Puis les arabes et c’est franchement mauvais ». Cette présentation, simpliste, a, selon lui, deux caractéristiques : c’est à la fois un découpage et une échelle de valeurs qui doit remettre en cause. Mais il estime aussi que cette manière de lui présenter leur histoire est aussi la manière dont la mission archéologique belge la leur avait présenté au fond. Mais, tout en étant révélatrice d’une situation, cette perception reste un sondage.

Pierre-Olivier Hochard précise que la question se pose aussi en Irak sur le site de Babylone, ce dernier ayant fait l’objet d’une réappropriation de l’histoire sous le régime de Saddam Hussein.

Véronique Grandpierre souligne la particularité de l’Irak. Elle est en effet différente car, contrairement à la Syrie,cette perception et la propagande du régime se sont appuyées sur une histoire ancienne qui n’est ni grecque ou romaine mais bien antérieure à ces deux dernières. Saddam Hussein se plaçait dans la continuité de Saladin, Nabuchodonosor et d’Hammurabi le législateur. Il a appuyé sa propagande en partie sur la reconstruction et le développement du site de Babylone. Il s’y ait fait construire un palais surplombant les ruines, utilisant des briques de fondations fabriquées selon la technique de l’époque antique, en y mettant son nom. Saddam Hussein s’est ainsi appuyé sur Babylone, la plus grande ville du monde de son époque, avec un impact psychologique très fort notamment en raison de son image dans la Bible. Véronique Grandpierre relève d’ailleurs que Saddam Hussein a choisi Babylone, ville du sud de l’Irak et non Ninive ville du nord, choix révélateur des orientations du régime.

Pierre-Olivier Hochard revient sur la destruction du site de Palmyre quia donné des images qui ont marqué mais il y a eu plus dramatique et moins connu.

Maurice Sartre reprend ce point en soulignant d’abord que Palmyre est avant tout un concentré des problématiques rencontrées dans la région. Les régimes en place en Syrie et en Irak correspondent à deux pays vivants ou ayant vécu sous des dictatures depuis plus de 50 ans, violentes et porteuses d’une idéologie hypernationaliste. Ils ont eu beaucoup plus de facilité à intégrer des éléments orientaux dans leur histoire tandis que le reste est vu comme de la colonisation et une période sombre, Palmyre rentrant dans cette dernière catégorie il juge que c’est une période coloniale donc c’est absolument négatif (même si on peut poser la question si Rome a été une structure coloniale ?) Maurice Sartre développe un deuxième point complémentaire : ce sont des propos qu’il a toujours entendu au cours de ses promenades dans de nombreux villages du sud de la Syrie. A la recherche d’inscriptions en grec, il explique avoir souvent discuté avec des jeunes Syriens dont les propos sont au final le reflet de l’histoire qu’ils apprennent. Ainsi selon eux, les Grecs ne sont jamais venus alors que, dans les faits, si comme l’attestent la présence d’écritures grecques sur place. Ce découpage par tranche, qui est académique, est poussé à l’extrême et assimilable à un grand coup de balai qui exclut. Ainsi un jeune syrien dit qu’il est un descendant des conquérants de Mahomet, tandis que l’histoire grecque ne le concerne pas. Selon Maurice Sartre c’est donc là que se situe une responsabilité d’historien et d’archéologue. On a eu tendance à privilégier cette période-là donnant le sentiment qu’on écrivant notre histoire alors que c’est leur histoire et notre histoire commune. Un défi gigantesque est donc posé mais si l’historien peut faire beaucoup avec une écriture à 4 mains il n’est pas totalement maitre du jeu.

Pierre-Olivier Hochard poursuit la réflexion entamée et établit que la question du rapport des populations à leur propre histoire pose aussi d’autres interrogations dont celles de la répercussion la nature et le positionnement face à ces destructions. Le cas de Palmyre est connu mais pas celui d’Apamée pourtant plus dramatique mais moins médiatisé.

Didier Viviers estime quant à lui que l’archéologie a raté son objectif car, selon lui, il n’y a pas plus conscient qu’un archéologue de la continuité historique des peuples lorsqu’il fouille. Mais la destruction du site d’Apamée est un cas particulier. Daesh n’y est pour rien est c’est sans doute pourcette raison que sa destruction est restée inaperçue or il s’agit que l’une des 10 plus grandes villes de l’Empire Romain (remparts de 7 km … 260 hectares) a été totalement pillée depuis 2012-13. La veille via Google Earth a montré que 14000 trous avaient été réalisés, preuve qu’il s’agit dans ce cas d’un pillage industriel, récent, et l’un des plus grand. Il souligne également une autre différence majeure entre les deux sites. Sans diminuer le drame de Palmyre, ce qui y a été détruit était connu, et a été dessiné et photographié sous tous les angles. Or, à Apamée, l’inconnu a été pillé, la continuité a été détruite et au final, l’histoire a été assassinée. Une double mort a été enregistrée : celle du patrimoine et celle de la science qui ne peut plus contextualiser l’objet.

Cependant, afin de comprendre la situation, il faut rappeler plusieurs éléments et d’abord poser une question essentielle : qui a fait ces pillages et pourquoi ? En l’occurrence il s’agit des habitants, les paysans locaux parce que le régime les a condamnés à le faire en détruisant leurs commerces et leur a permis de le faire. Par conséquent, il serait exagéré de leur imputer la faute car ils ont pillé pour survivre. La faute est d’abord imputable à ceux qui ont permis les pillages et aussi à ceux qui en tirent profit. Pour quelqu’un qui pille un chantier, il n’y a pas forcément de grandes différences avec le travail d’un archéologue qui est une forme de pillage à sa façon. D’une certaine façon la différence n’est pas énorme. Enfin, Didier Viviers insiste sur un dernier élément et le fait que ceux qui ont pillé Apamée sont aussi ceux qui le pillaient avant. La guerre n’a fait qu’accélérer la cause, c’est un amplificateur du phénomène qui existait depuis les années 50 comme l’atteste à l’époque le vol d’une mosaïque ayant pour thème les Amazones qui s’est retrouvée dans un musée américain par exemple. Mais, à cette époque, une tolérance globale était admise car les pillages avaient lieu à l’extérieur des remparts tandis que les fouilles étaient effectuées à l’intérieur. La guerre a fait sauter cette barrière.

Une différence de traitement géographique est aussi soulignée dans le cas de l’Irak : en effet, la situation du nord du pays, contrôlé par Daesh, a plus souvent été évoquée, les destructions ont été davantage médiatisées que celles du Sud.

Véronique Grandpierre revient sur les destructions et les pillages en nuançant les cas. En Irak il y a eu du pillage et des destructions. En ce cas tout ce qui pouvait se vendre a été vendu,surtout les petits objets. Par contre les éléments intransportables comme les grands taureaux ailés ont été instrumentalisés en étant détruits devant les caméras de Daesh. Cependant les destructions ont peut-être aussi permis au grand public de découvrir des sites qu’ils ignoraient comme par exemple la ville de Hatra non connue du grand public avant qu’elle ne soit détruite. Sa destruction a eu lieu quelques jours après celle des statues des rois de cette ville qui étaient conservées dans le musée de Mossoul. Véronique Grandpierre revient aussi sur le cas du musée de Bagdad en retraçant son histoire depuis sa fermeture au moment de la guerre du Golfe, son pillage en avril 2003, sa réouverture symbolique d’une journée en 2009 et sa réouverture définitive un mois après la destruction du musée de Mossoul, une action entrainant une réaction.

Maurice Sartre reprend la parole et rappelle qu’il ne faut pas oublier que l’Etat syrien est le principal responsable des destructions. Celles de Daesh ont été spectaculaire et mises en scène mais 80% des destructions (tout comme les morts) sont le fait du régime syrien comme par exemple celle du minaret de la mosquée des Omeyyades d’Alep en 2013, mais les médias ne veulent pas l’entendre. Lors de la reprise de Palmyre : dès que vous parlez d’autres choses que les destructions de Daesh, cela n’intéresse pas les journalistes. Le régime instrumentalise totalement l’archéologie comme il a instrumentalisé l’histoire, alors que dans le même temps il n’a que faire du patrimoine syrien. Les multiples anecdotes, fournies, sur les trafics clandestins le montrent depuis des années car ces derniers sont animés par les hommes du régime qui se servent sans être inquiétés. Les paysans font la même chose. Palmyre est un concentré de tous ces problèmes. Le régime syrien l’a instrumentalisé en laissant venir Daesh alors qu’il était facile de les bombarder. La Syrie a laissé faire car elle espérait une intervention des occidentaux contre Daesh mais ces derniers ne l’ont pas fait alors qu’ils y étaient invités, Palmyre étant inscrite au Patrimoine mondial. Cette situation s’est doublée d’un mensonge car il n’y a pas eu préservation des objets du musée de Palmyre mais destruction. Le comble de l’instrumentalisation du site fut la tenue de concerts pour fêter la libération du théâtre de Palmyre que Maurice Sartre et Didier Viviers jugent obscènes. Par la suite, Bachar el Assad a mis sur liste noire tous ceux qui s’opposent à la reconstruction de Palmyre, tandis que le Président Tchétchène Ramzan Kadyrov a obtenu le marché pour la reconstruction de la ville d’Alep. En réalité, le régime n’a aucun attachement pour Palmyre mais a toujours tenu un double discours : s’il s’agit du lieu incontournable où le régime emmenait les présidents étrangers, et exprimait sa fierté de le montrer au monde, alors qu’idéologiquement Palmyre représente le moment de l’histoire le plus sombre de la Syrie pour les hommes du régime.

Pierre-Olivier Hochard revient sur l’aspect patrimonial du site et remarque que, finalement, la communauté internationale aurait pu avoir une motivation pour intervenir mais elle ne l’a pas fait contrairement au Mali.

Véronique Grandpierre revient sur le cas des mausolées de Tombouctou détruits en 2012 par des membres de l’organisation islamiste Ansar Dine. A la suite de ce saccage, l’Etat du Mali a saisi la cour pénale internationale.

Maurice Sartre intervient pour signaler que dans le cas de la Syrie, il est inenvisageable que Bachar El Assad effectue la même démarche, le régime étant responsable de la très grande majorité des destructions.

Véronique Grandpierre rappelle les raisons des destructions au Mali et leurs suites. Pour l’Islam radical, les mausolées posaient un double problème : non seulement parce qu’il peut pas y avoir d’intercesseurs entre les hommes et Dieu (donc par conséquent les hommes ensevelis dans les mausolées ne peuvent pas être objet d’adoration) mais aussi parce que ces mausolées posaient un problème de dimension : ils étaient trop hauts selon les normes d’Ansar dine. Le Mali a été un Etat demandeur et a saisi la Cour Pénale Internationale. Ahmad Al Faqi Al Mahdi  ayant été arrêté au Niger, l’Etat Nigérien l’a remis aux Pays-Bas pour qu’il soit jugé pour atteinte aux biens sur un trésor de l’Humanité. C’est la première fois qu’un individu a été ainsi jugé et condamné pour ce type de crime à de la prison et des réparations pour un montant de 2,7 millions d’euros. Il a fait appel, ce dernier ayant été finalement rejeté le 8 mars 2018.  Cette première peut-elle être reconduite dans d’autres situations ? Dans les faits il reste difficile de saisir la CPI ; elle pourrait s’auto-saisir mais il faudrait dans ce cas l’unanimité en son conseil. Par ailleurs, il n’est pas possible d’intervenir quand des monuments ou des sites historiques sont transformés en  bases militaires car sont aussi à des endroits stratégiques. C’est le cas par exemple de la citadelle d’Alep, située en hauteur. De plus, il ne faut pas qu’il y ait prescription sinon toute action est impossible.

Didier Viviers estime qu’il faut appliquer un grand principe : traiter les choses en temps de paix comme en temps de guerre sans différencier la situation. Le lien entre le commerce des antiquités et le terrorisme est certes réel mais marginal et il faudrait plutôt s’attaquer aux pratiques mafieuses en réduisant la demande et aussi et surtout en attaquant les salles de vente et les réseaux mafieux d’antiquaires. Il pointe la responsabilité des archéologues et pense que tout archéologue qui rédige la moindre notice sur une pièce dont l’origine est douteuse contribue à ce marché douteux. On touche à l’éthique et il faudrait mettre en place une déontologie qui s’assurerait qu’avant la rédaction d’une notice il faudrait être sûr de la provenance de la pièce et stopper avec la bonne foi qui est actuellement trop souvent invoquée. Quelle est la situation actuelle ? Pour la Syrie : les objets issus des pillages sont encore très majoritairement cachés mais elles devraient arriver sur le marché d’ici 10 ou 15 ans. Pourtant certaines solutions ont été proposées pour protéger le patrimoine syrien mais Didier Vivier n’est pas optimiste sur les solutions envisagées. Accueillir les pièces en danger au Louvre ? Pendant la guerre d’Espagne y’a eu un transfert d’oeuvres à Genève mais quand on prend les pièces d’un pays après faut les rendre mais à qui ? La seule solution viable sur le long terme reste pour lui l’éducation, et le traitement en amont et/ou en aval des problèmes liés aux trafics jusque dans les foires en Europe et aux Etats-Unis.

Maurice Sartre : on est dans le cadre d’Etat dictatoriaux et mafieux.Dans le cas de la Syrie, on peut citer le cas de l’oncle de Bachar El Assad actuellement poursuivi pour trafic d’Antiquité, e tréfugié en France. Mais à qui rendre les oeuvres ? Il souligne aussi qu’énormément de faux circulent aussi et que par conséquent les gens se font gruger avec des pièces fabriquées en Jordanie et Turquie et qui ont du succès.  Il suggère également qu’il serait bon d’inspecter le port franc de Genève et de fouiller ses conteneurs … il ne serait pas étonnant d’y retrouver des pièces pillées ! Actuellement les spécialistes voient quelques pièces qui sortent avec de faux certificats indiquant qu’ils seraient sur le marché depuis 20 ans. Beaucoup d’autres sont passées en fraude par le biais d’Etat comme ceux du Golfe ou de l’Extrême Orient, traditionnellement peu regardant sur le trafic d’Antiquité. La Turquie quant à elle, assure garder de côté les objets pillés et récupérés dans le but de les rendre à la Syrie en temps voulus mais aucun inventaire n’ayant été établi, des doutes subsistent sur sa démarche.

Didier Viviers complète les propos de Maurice Sartre en expliquant qu’il existe actuellement tellement de faux de mosaïques que,désormais, les fouilleurs clandestins photographient leurs trouvailles pour établir la preuve que ce qu’ils trouvent est vraie. La conséquence indirecte pour l’archéologue est majeure puisqu’il s’agit de photos de la fouille, certes clandestine,mais elles doivent être récupérées car elles constituent un document majeur d’étude.

Véronique Grandpierre complète les propos précédents en précisant qu’en Irak, on n’est plus en état de guerre ouverte, raison pour laquelle on peut commencer à parler de reconstruction, ce qui n’est pas encore le cas en Syrie.

Maurice Sartre estime malgré tout que des problèmes d’ordre moral subsistent encore.Ces problèmes moraux concernent aussi et avant tout les spécialistes de la Syrie qui sont divisés en trois groupes : un groupe n’a pas d’état d’âme et soutient le régime en n’hésitant pas à se montrer avec le Ministre du tourisme et a participé au colloque de décembre 2016 à Damas. Un second groupe rassemble ceux, nombreux, qui ont signé un engagement moral à ne pas collaborer avec le régime actuel. Le troisième groupe est constitué selon Maurice Sartre de : « la masse qui ne sait pas quoi faire ».  Lui-même étant sur liste noire du régime syrien,il a acquis l’idée qu’il ne retournera pas en Syrie et que sa carrière est derrière lui mais il estime que pour les jeunes c’est plus compliqué. Selon lui, le problème n’est pas soluble et il se garde de porter un jugement sur le choix des individus sauf pour ceux qui soutiennent ouvertement Bachar El Assad.

Il pose la question qui en découle : comment aider les archéologues en exil ? Maurice Sartre expose sa vision personnelle de la situation et issue de son vécu : actuellement, la Direction générale des antiquités en Syrie est devenue, du fait de la guerre, un instrument entre les mains du pouvoir. Il connait les menaces qui pèsent sur l’ancien directeur dont la plupart des déclarations lui ont été imposées. Par conséquent, Maurice Sartre se refuse à porter un jugement sur une partie du personnel responsable des antiquités, pour se demander plutôt comment les aider ? Il propose d’accueillir le plus possible d’archéologues syriens. La France n’a fait que trop peu et il souhaite l’ouverture d’un poste par musée pour eux. Depuis 50 ans des contraintes intellectuelles pèsent sur eux. En leur offrant un réel cadre de travail,ce serait ainsi l’émancipation intellectuelle qui leur manque tant qui leur serait proposée. Didier Viviers estime que cela n’est pas impossible. Pendant qu’il était président de l’Université de Bruxelles dix postes ont été ouverts pour des chercheurs syriens et irakiens, par exemple. Si on le faisait de manière européenne on peut résoudre le problème. Ce n’est qu’une question de volonté, à l’échelle nationale mais aussi européenne.

Cécile Dunouhaud

À propos de l'auteur

Cécile Dunouhaud

Agrégée - Docteure en histoire Professeur d’histoire-géographie au lycée Marguerite Yourcenar de Morangis (91) Adhérente des Clionautes depuis octobre 2016 Membre du Comité éditorial depuis 2017 Représentante des Clionautes pour la Région Ile-de-France Globe-trotteuse [Europe-Equateur-Chine-Japon-Corée du Nord-Iran-Inde-Egypte ...]

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