Et les stagiaires dans tout ça ?

Et les stagiaires dans tout ça ?

Dans le contexte très particulier d’une crise sanitaire, avec 12 millions d’élèves et 880 000 professeurs en situation de confinement, force est de constater que les enseignants ont su répondre présent. Ils se sont investis, avec leurs propres moyens, et en mettant en œuvre des savoir-faire acquis comme autodidactes, pour assurer la mission de « continuité pédagogique » qui leur a été demandée.

Dans cette situation, les Clionautes pensent tout particulièrement à leurs jeunes collègues, nos stagiaires en histoire-géographie, ceux de l’académie de Montpellier qui nous ont alerté, mais aussi ceux de tous les instituts supérieurs du professorat et de l’éducation (INSPE) du territoire métropolitain et ultra marin.

Ces nouveaux enseignants on su, pour la plupart relever le défi qui leur a été lancé, continuer dans les classes en responsabilité qui leur ont été confiées à suivre leurs élèves, à fournir du travail et des évaluations.

Ils vivent pourtant une situation bien plus difficile que leurs autres collègues.

Nous le savons bien, pour un professeur stagiaire, l’horizon est celui du cours d’après, qu’il faut préparer avec beaucoup d’attention, d’autant plus qu’ils n’ont pas forcément d’expériences antérieures.

Ils rencontrent aussi toutes les difficultés liées à une mise en place plutôt chaotique des outils numériques qui sont loin de pouvoir encaisser la charge que représente la mise en connexion d’une telle masse d’élèves et enseignants.

Malgré ces conditions difficiles, force est de constater que les instituts supérieurs du professorat et de l’éducation ne semblent pas toujours tenir compte de leurs difficultés. Entre les demandes de retours sur des séquences faites dans des conditions particulières, et la rédaction à venir d’un mémoire ou d’un travail scientifique réflexif, nos jeunes collègues sont, pour beaucoup d’entre eux, à bout.

Les stagiaires réclament avec juste raison qu’en raison des circonstances particulières que nous vivons, ils puissent être dispensés de la restitution de ces travaux, sur lesquels d’ailleurs on pourrait s’interroger, pour se consacrer à leur mission première, celle d’enseigner à leurs élèves.

C’est la raison pour laquelle, comme association professionnelle de professeurs d’histoire et de géographie, les Clionautes apportent leur soutien sans réserve à ces initiatives. Nos corps d’inspection, les professeurs formateurs académiques, les intervenants de l’Inspé doivent forcément prendre en compte ces difficultés et permettre à nos jeunes collègues de rentrer dans la carrière dans les meilleures conditions possibles.

À ce titre nous invitons à signer et à partager cette pétition

Les mémoires et TSR doivent être annulés pour les enseignants-stagiaires !

 

À propos de l'auteur

Bruno MODICA

Agrégé d'histoire, Chargé du cours d'histoire des relations internationales Prépa École militaire interarmes (EMIA) Chargé du cours de relations internationales à la section préparatoire de l'ENA. (2001-2006) Enseignant à l'école supérieure de journalisme de Lille entre 1984 et 1993. Rédacteur/correcteur au CNED de Lille de 2003 à 2016. Concepteur de la maquette et du cours d'histoire des relations internationales EMIA Correcteur de la prépa. Sciences-po Paris. Master 1. Rédacteur CAPES …

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