« Chez certains esprits, l’inexactitude prend des allures véritablement pathologiques […] Chacun le sait : ces personnes là ne sont pas ordinairement les moins promptes à affirmer.
Marc Bloch, Apologie pour l’histoire
Depuis 20 ans, l’auteur de livres à contenu historique Dimitri Casali s’est forgé, auprès d’un certain public français, une réputation d’historien, de spécialiste des programmes scolaires d’histoire et d’expert de son enseignement. Plus qu’à la qualité de ses ouvrages, cette stature acquise doit beaucoup à la complaisance de nombreux médias nationaux, mais aussi à ses critiques virulentes à l’encontre de l’enseignement de l’histoire en France et envers les profs d’histoire-géo, qui en sont chargés. Ceux-ci sont accusés, rien de moins, que d’apprendre à leurs élèves à haïr et à détester la France. La charge est violente et il fallait bien qu’un moment on prît la peine de riposter. C’est l’objet de cet article.
Dimitri Casali, un ancien professeur d’histoire habitué des plateaux télé et des radios privés
La complaisance des médias conservateurs, de droite et d’extrême droite envers M. Casali ne date pas d’hier. Elle s’est probablement encore accentuée en 2025, avec la publication de son dernier ouvrage “Quand la France perd la mémoire” publié en novembre chez Fayard, grande et vieille maison d’édition tombée dans l’escarcelle de Vincent Bolloré en 2023. Selon une méthode commerciale désormais bien rodée, être publié par Fayard assure à l’auteur une large couverture médiatique sur l’ensemble des autres médias de l’empire Bolloré : CNews, Europe 1, le J.D.D, Valeurs Actuelles. En outre, M. Casali entretient d’excellentes relations avec les journalistes de Sud-Radio, notamment avec André Bercoff, et a bénéficié, sur les ondes de cette radio, d’une chronique, du lundi au vendredi, depuis le 22 décembre 2025. Il a été invité par le Figaro deux fois à l’émission “Points de vue”. Sans oublier, dans ce tour d’horizon non exhaustif, l’inévitable visite de courtoisie à la radio du même nom, après la petite promenade de santé sur Boulevard Voltaire. En audience cumulée, ce sont donc, en un mois et demi, plusieurs centaines de milliers de personnes, au bas mot, qui ont eu accès à la bonne parole casalienne. Laurent Joly, qui au même moment a publié un ouvrage collectif appelé à faire date, Vichy, histoire d’une dictature, n’a peut être pas bénéficié d’une telle couverture médiatique.
Les interventions de M. Casali dans la presse, la radio ou à la télé suivent toujours à peu près le même schéma narratif. Les journalistes semblent avoir fait leur le principe de la bienveillance, chère à l’Éducation nationale ; ils ou elles ne lui posent jamais de questions qui puissent le mettre en difficulté ou le contredire. À un moment de l’entretien, souvent au début, on glisse une courte notice biographique qui rappelle que l’auteur a été “professeur d’histoire en banlieue et en ZEP”, sans chercher à en savoir plus sur la durée, la nature de l’expérience ni le moment où elle a pris fin. C’est inutile : la fonction de cette information est destinée à asseoir l’autorité de celui “qui parle en connaissance de cause” et ainsi donner plus de crédit à ses affirmations.
Dans ses interventions, M. Casali parle assez peu du contenu proprement historique de son ouvrage, sans doute parce qu’au fond, il n’y a pas grand chose à en dire (nous reviendrons sur ce point plus loin). Les questions avisées des journalistes le conduisent très vite à aborder l’essentiel : la situation catastrophique de l’Éducation nationale, et de l’enseignement de l’histoire, responsables du délitement de la nation. M. Casali qui qualifie son récit historique d’« équilibré et fédérateur” manie alors l’hyperbole du déclin et de la décadence avec éloquence et fait ce qu’on attend de lui : désigner les coupables, la gauche, les gauchistes et… in fine les profs d’histoire-géo. Les interventions de M. Casali sont donc, dans le fond, essentiellement politiques, mais recouvertes de l’autorité que lui confère sa réputation d’historien-spécialiste des programmes d’histoire-expert de l’enseignement de l’histoire.
Réputation largement usurpée comme nous allons tenter de le démontrer maintenant.
Dimitri Casali, un ardent défenseur de l’histoire à la grand papa
La cause semble entendue : M. Casali est donc un historien puisqu’il a publié de nombreux livres d’histoire. Mais de quel genre d’historien s’agit-il? Il se revendique comme un ardent défenseur du ¨récit national équilibré et fédérateur”, ce que Pierre Nora avait défini autrefois comme le “roman national”. Ses maîtres sont les “les grands historiens qui ont forgé le récit national, dont notamment Jules Michelet, Ernest Lavisse ou Jacques Bainville” 1. Jacques Bainville, un peu moins connu que les deux premiers, est le célèbre journaliste de l’Action française, auteur en 1924 d’une Histoire de France, publiée chez Fayard (déjà..) et qui connut un succès considérable dans l’entre-deux-guerres. Les références historiographiques de M.Casali datent donc un peu. 1924 : exit l’école des Annales, l’histoire économique et sociale, l’histoire des mentalités ; exit encore l’histoire de la longue durée, la micro-histoire ; exit enfin l’histoire du climat et de l’environnement, l´histoire des femmes et du genre. Courants historiographiques qui depuis un siècle ont contribué à renouveler profondément les connaissances du passé, ses conceptions et son écriture ; renouvellements historiographiques qui, au bout d’un certain temps, finissent par être ingérés à dose homéopathique par les programmes scolaires et permettent ainsi de renouveler les problématiques et les points de vue, afin que l’enseignement de l’histoire soit plus en adéquation avec la société dans laquelle vivent nos élèves.
De tout cela, M. Casali n’en veut pas. Son cheval de bataille – qui est aussi son fonds de commerce, remarquablement géré, il faut le reconnaître -, c’est le récit national qui, selon lui, a été abandonné et qui aurait privé nos jeunes de repères, de racines et de mémoire. Sans héros nationaux à vénérer, sans hauts faits glorieux à admirer, plus de patriotes et plus de nation française ! Tout cela à cause de la gauche et de son influence pernicieuse sur l’école.
M. Casali l’affirme sans ambages : “les pays forts sont ceux qui sont fiers de leur histoire, que ce soit la Chine, la Russie ou même les États-Unis” (Europe1, 6 déc. 2025, à partir de 3´40 minutes). En Russie, il n’existe qu’un seul et même manuel national d’histoire : celui correspondant aux classes de premières et de terminales est utilisé depuis septembre 2023. Il a été élaboré dans le contexte particulier de la guerre contre l’Ukraine. La conception et la rédaction ont été dirigées par Vladimir Medinski, un conseiller et collaborateur très proche de Vladimir Poutine. Le manuel de terminale exalte l’héroïsme du peuple russe pendant la “Grande guerre patriotique” ; l’Occident y est systématiquement présenté comme ennemi et coupable ; la fin du manuel est consacré à “l’opération spéciale en Ukraine”. De plus, il est devenu presque impossible pour les historiens russes de faire leur travail de façon libre et indépendante en Russie, et certains parfois ils risquent la prison. Mais tout cela forme un pays fort, et ça fait d’excellents soldats, qui marchent au pas, et qui iront combattre et mourir en Ukraine sans barguigner..
Pour réarmer moralement la France, M. Casali est convaincu qu’il “faut donner à cette jeunesse quelque chose à aimer” : des héros nationaux et des hauts faits glorieux soigneusement sélectionnés dans l’histoire de France. M. Casali semble persuadé – on exagère à peine – qu’il suffirait que la jeunesse déboussolée communie dans le culte de Charles Martel (pour les garçons) et de Jeanne d’Arc (pour les filles), pour que disparaissent du corps meurtri de la nation les fractures et les blessures et pour que tout s’arrange.
Pour Dimitri Casali, l’histoire n’est pas une science sociale, c’est une succession de belles histoires porteuses de leçons de morale et sources de vertus. L’histoire de France selon Dimitri Casali s’apparente à une version laïque des vies de saints (les saintes étant peu nombreuses, chez lui), telles qu’on les enseignait au Moyen Âge et dont Cnews nous offre une version moderne télévisée, tous les samedis. M. Casali se conçoit comme le gardien et le défenseur d’une tradition de l’écriture de l’histoire (largement fantasmée), celle de Michelet, de Lavisse et de Bainville. Ses livres utilisent essentiellement – il en s’en cache pas – les sources secondaires que représentent les ouvrages de ces auteurs et utilisent fort peu les sources primaires des archives. C’est la raison pour laquelle il y a peu de choses à en dire.
Ce qu’écrit M. Casali a déjà été écrit par d’autres, il y a fort longtemps.
Dimitri Casali, un spécialiste auto-proclamé des programmes d´histoire
Deuxième facette du personnage : M. Casali est un spécialiste des programmes d’histoire, dont il fustige les changements depuis près de 20 ans. L’étude de l’évolution de l’enseignement de l’histoire au cours du temps est en soi un vrai sujet de recherches universitaires, qui requiert de sérieuses compétences en histoire. On ne trouve nulle part dans la biographie de M. Casali la mention de telles études et ce savoir n’a donc été validé par aucune instance universitaire. Celui-ci est donc un spécialiste des programmes d’histoire auto-proclamé et adoubé par les médias qui le soutiennent.
La thèse de M. Casali, c’est que les programmes d’histoire auraient été complètement bouleversés par la gauche pour détruire notre récit national. Quand ? Il y a 20 ans ou il y a 30 ans… Cela varie selon les entretiens et les jours. L’historien n’indique jamais la date de césure de ce “grand remplacement anti-français”. C’est curieux, car les programmes entrent en vigueur à des dates précises, en général à la rentrée des classes de telle ou telle année.
On le sait, les programmes scolaires font l’objet de révisions périodiques. C’est la raison pour laquelle ils sont un sujet d’étude historique. Mais s’ils introduisent des changements, ils ne font jamais table rase du passé et on y trouve de nombreux éléments de continuité.
Nous avons choisi, comme point de comparaison, les programmes d’histoire appliqués à partir de la rentrée des classes 1902, dans les collèges et les lycées. On constate que, comme de nos jours, la structure est chronologique : on commence par l’Antiquité en sixième et la troisième est consacrée à la période contemporaine, jusqu’aux grandes réformes de la troisième République. Si l’histoire nationale a une place prépondérante, l’histoire de l’Europe et du monde n’est pas oubliée. Ce qui se conçoit aisément puisque la France est un acteur majeur des relations internationales. Ainsi, étudie-t-on en 1903 les débuts de l’Islam en classe de cinquième, comme on le fait encore en 2025.
Au lycée en 1903, le programme de terminale est consacré à la période contemporaine, jusqu’en 1889. Si la dernière décennie du 19e siècle n’est pas traité, et que le programme ne va pas “jusqu’à nos jours”, c’est sans doute pour éviter d’avoir à aborder le sujet inflammable de l’affaire Dreyfus. L’histoire de France, proprement dite, occupe moins de la moitié du programme et l’histoire économique, sociale et culturelle n’est pas oubliée.
La vision casalienne d’un enseignement de l’histoire centré sur le récit national relève donc du mythe, du moins dans l’enseignement secondaire. En 1902 comme en 2025, la mission qui est assignée par l’Éducation nationale à l’enseignement de l’histoire n’a guère changé : préparer le futur citoyen à mieux comprendre le monde dans lequel il est destiné à vivre, en misant sur les ressources de l’intelligence. Car “Le monde qu’il s’agit de comprendre est complexe. […] l’enseignement historique est une partie de la culture générale par ce qu’il fait comprendre à l’élève la société où il vivra et le rendra capable de prendre part à la vie sociale.” Ces mots ont été prononcés par le grand historien Charles Seignobos en 1907. Ils sont toujours d’actualité.
Concernant la connaissance des programmes actuels, il n’est pas très difficile de relever les lacunes de M. Casali. Le 6 décembre 2025 sur Europe 1, M. Casali évoque “les programmes de première, il y a des chapitres entiers sur Vichy et sur la collaboration et on oublie de dire que la France est occupée. C’est quand même une aberration !”. Mais comment a-t-il pu échapper à ce spécialiste des programmes scolaires que la Seconde Guerre mondiale est au programme, non pas de première mais de terminale, depuis 2019 ? Dans le programme d’histoire de 2019, cette question constitue une partie du chapitre 3 consacré à la Seconde Guerre mondiale, libellée ainsi : “La France dans la guerre : occupation, collaboration, régime de Vichy, Résistance”. Exactement l’inverse de ce qu’affirme M. Casali de façon péremptoire, Il faut vraiment ne jamais avoir enseigné cette question pour penser qu’on pourrait aborder Vichy en faisant abstraction du contexte de la défaite de juin 40 et de l’occupation allemande. Si aberration il y a, c’est que M. Casali puisse proférer de telles contre-vérités, sans que la journaliste qui était de garde ce jour là sur Europe 1 n’y trouve rien à redire.
Dernier exemple : le 11 novembre 2025, jour de commémoration de l’armistice de 1918, Dimitri Casali, qui était invité sur Cnews, préfère parler de la repentance qui gangrène l’Éducation nationale. Il vise ce jour la loi Taubira de 2001 qui reconnaît la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité et il affirme : “La loi Taubira de 2001 oblige l’Éducation nationale à enseigner la traite négrière uniquement occidentale à tous les enfants du CE1 à la première, vous vous rendez compte, 12 années de cursus scolaire! Comment voulez- vous que nos enfants apprennent la France à aimer? Ils apprennent à haïr et à la détester.”
Voici ce que dit exactement l’article 2 de la loi de 2001 : “Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l’esclavage sera encouragée et favorisée”. L’article 1 inclut dans la loi la traite et l’esclavage dans l’Atlantique et dans l’Océan indien. Sur cette question , M. Casali, animé des meilleures intentions du monde pour défendre à tout prix l’œuvre coloniale de la France, en vient donc à dire n’importe quoi.
L’étude de la traite transatlantique et de l’esclavage n’a pas été introduite par la loi Taubira en 2001. Elle était déjà abordée dans les années 1970 (application du programme officiel défini par l’arrêté du 10 septembre 1969) quand M. Casali était un élève attentif au collège, en classe de quatrième, comme ça l’est encore en 2025. Il en a peut être aussi entendu parler en classe de français de première si on lui a fait étudier Candide de Voltaire ou le fameux texte de Montesquieu “de l’esclavage des nègres”. Non, ce sujet n’est pas enseigné tous les ans pendant 12 ans, pour la simple raison que les questions d’histoire sont toujours abordées dans leur contexte historique : en sixième, on aborde les esclaves à Athènes et à Rome, en cinquième le servage et… en quatrième seulement la traite transatlantique et l’esclavage. Cette question est donc abordée au primaire en Cm1 de façon très succincte, puis en quatrième et en seconde.
La conclusion est claire : M. Casali n’y connaît pas grand chose aux programmes d’histoire. Mais, il nous reste un dernier espoir : est-il un professeur d’histoire chevronné au moins ?
Dimitri Casali, un professionnel du “profbashing” qui n’enseigne plus depuis 20 ans
Selon les données publiées par son site, Dimitri Casali a été enseignant en banlieue parisienne dans un collège classé en ZEP, de 1997 à 2005, soit 8 ans. Il n’a, semble-t-il, jamais enseigné en lycée. Sans être négligeable, cette expérience professionnelle est moindre que celle des dizaines de milliers de profs d’hist-géo en activité, à qui on ne demande jamais leur avis sur les conditions concrètes de leur métier. Mais cela ne l’empêche pas de donner le sien sur la façon dont ses anciens collègues font leur métier et son jugement est sévère.
Pour résumer, il accuse les profs d’histoire-géo d’appliquer “des programmes d’histoire complétement ineptes et culpabilisants “, conçus par la “gauche islamo-gauchiste qui règne sur l’Éducation nationale”. Ainsi, nous ferions croire à la jeunesse que “tous les Français ont été d’affreux esclavagistes au 18ème, d’infâmes colonisateurs au 19ème et tous des collabos au 20ème,” (Sud-Radio). J’ignore si, derrière la virulence des propos, se cache une rancœur ancienne envers l’Éducation nationale ; mais cela révèle à coup sûr une méconnaissance profonde des réalités d’un métier que M. Casali a peu pratiqué et qu’il a cessé d’exercer depuis plus depuis 20 ans.
Non, M. Casali, les profs d’histoire ne pratiquent pas la repentance, d’une part parce que ce n’est pas leur métier et, d’autre part, parce qu’en tant qu’individu, ils ne sont pas responsables, pas plus que leurs élèves, des actions et des crimes de leurs ancêtres. Et s’il leur arrive parfois d’évoquer dans leurs classes les enfumades de Bugeaud, la torture en Algérie ou bien encore la rafle du Vel d’Hiv’, c’est tout simplement parce que ce sont des faits historiques sourcés, étudiés par de vrais historiens et validés par la communauté scientifique.
Les profs d’histoire, je vous l’assure, M. Casali, aime leur pays ! Ils sont nombreux à encourager leurs élèves à participer, et parfois à les accompagner, aux cérémonies du 11 novembre ou du 8 mai ; ou à les encadrer pour participer au Concours national de la Résistance et de la déportation ; ou bien à organiser des activités pédagogiques spécifiques lors de la panthéonisation de Joséphine Baker, de Missiak Manouchian, comme ils le feront cette année pour Marc Bloch. Mais ce sont des pédagogues de l’ombre et vous ne les croiserez jamais sur les plateaux ou les studios où vous avez les coudées franches.
M. Casali se présente également comme un pédagogue aux méthodes innovantes. Parce qu’il a suscité, un jour, l’enthousiasme de ses élèves en chantant une chanson sur Jules César en sixième, il est persuadé d’avoir découvert le Grall des pédagogues, le moyen infaillible de passionner les élèves ; comme s’il avait été le premier à utiliser la chanson, comme support pédagogique ! De même, il veut rendre obligatoires les visites culturelles (de cathédrales notamment). Sait-il au moins que, partout en France, dans les collèges et lycées, des milliers de profs ne ménagent pas leur peine et leur énergie pour emmener leurs élèves en voyage scolaire visiter : qui les Invalides, l’Arc de Triomphe, Versailles et le Panthéon ; qui les plages du débarquement et le mémorial de Caen ; qui Verdun et l’ossuaire de Douaumont ; ou bien plus modestement, les hauts lieux du patrimoine local ?
Tout ceci révèle un amateurisme confondant et une méconnaissance profonde de l’enseignement de l’histoire. Et cela pourrait faire sourire si le sujet n’était pas si sérieux.
M. Casali, comme nous sommes en France, vous êtes libre d’écrire tous les livres que vous voulez ; et nous sommes libres de ne pas les acheter. Mais de grâce, cessez de parler d’un métier que vous n’exercez plus depuis 20 ans et que vous connaissez si mal.
Gilles Legroux
1 : Dimitri Casali, Quand la France perd la mémoire, Fayard, 2025, introduction





