« Culture, pouvoir et médias en France et aux Etats Unis de 1945 à 1990 »

Mendes-France parle aux Français

L’Institut Pierre Mendès France, organise le lundi 17 juin à l’Assemblée Nationale, une journée d’études : « Mendès France parle aux Français » sous la direction de Jean Pierre Rioux et Robert Frank

Mendes-France parle aux Français

Lien d’inscription AVANT LE  JUIN DÉLAI DE RIGUEUR 

Programme

9H00 / ACCUEIL

9H45 / OUVERTURE : PARLER AUX FRANÇAIS, PARLER AU MONDE André Azoulay, président de l’Institut Pierre Mendès France

10H30 – 12H45 / « DU NOUVEAU AUX ARCHIVES »

Sous la présidence de Sabine Jansen, professeur des universités, CNAM Paris

10H45 / LES ARCHIVES DE PIERRE MENDÈS FRANCE : LE FONDS 115AJ

Vivien Richard, conservateur du patrimoine aux Archives nationales, responsable

des archives des chefs de gouvernement

11H10 / LA CORRESPONDANCE DE PMF AUX ARCHIVES NATIONALES ET À LOUVIERS : PRÉSENTATION D’UNE ANNÉE CHARNIÈRE DE LA CORRESPONDANCE PRIVÉE 1962 Françoise Chapron, maître de conférences honoraire, attachée scientifique de l’Institut Pierre Mendès France

11H40 / LES SOURCES AUDIOVISUELLES CONSERVÉES À L’INA, PMF ET LA TÉLÉVISION Manuela Dubessy, documentaliste à l’Institut national de l’audiovisuel

DÉBAT

14H15 – 17H30 / « DIRE LE VRAI »

Sous la présidence de Robert Frank, professeur émérite, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

14H30 / DIALOGUER AVEC LES CONCITOYENS DE L’EURE 1932-1962

Françoise Chapron, maître de conférences honoraire, attachée scientifique de l’Institut Pierre Mendès France

14H50 / LE PÉDAGOGUE DE L’ÉCONOMIE : FAIRE COMPRENDRE LA COMPLEXITÉ Olivier Feiertag, professeur à l’université de Rouen

15H10 / UNE PRESSE NOUVELLE, POUR UNE RÉPUBLIQUE MODERNE

Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès

16H00 / CAUSERIES, ALLOCUTIONS ET DÉBATS RADIOPHONIQUES

Christian Delporte, professeur à l’université Versailles Saint-Quentin

17H15 / CLÔTURE : UN PARLER VRAI

Jean-Pierre Rioux, inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale

Lors de sa première causerie le 26 juin 1954, le nouveau président du Conseil Pierre Mendès France déclarait aux auditeurs à la radio son « intention de [s]’adresser régulièrement à vous, pour vous parler en toute simplicité (…) et vous tenir au courant de ce que fait et de ce que pense le gouvernement qui est votre gouvernement ». Une rencontre, proposée par l’Institut Pierre Mendès France, les Archives nationales, l’INA et la Fondation, soixante-cinq ans après son investiture, analysera plus largement les différentes formes de communication de Pierre Mendès France avec les citoyens entre 1930 et 1982, en valorisant les nouvelles sources disponibles. Le but est d’explorer ce que fut cette parole publique « humaine ».
Parler « en toute simplicité » signale une personnalité et un projet politique qui, pour aller à une vérité, ont cheminé sur une ligne de crête entre fidélité répu¬blicaine et espoir démocratique, entre discours hérité et propos renouvelés. La rencontre parcourt cette ligne-là. Elle prend en compte les nouvelles archives : la source audiovisuelle mais aussi la correspondance et les archives privées, qui nourriront déjà des exposés. Au titre des héritages assumés, elle questionne le radical de souche, l’élu de l’Eure, le parlementaire, le chef de gouvernement, l’homme d’État. Elle interroge aussi le « mendésiste », le tenant de la République moderne, l’expert pédagogue, l’homme de presse et le pionnier radiophonique. Sans oublier l’homme réduit au silence, dans sa solitude. Elle signale ainsi une tension politique qui n’a pas disparu aujourd’hui : celle qui s’installe entre le discours partisan et, signalé par « PMF » au micro le 29 janvier 1955, « le contact nécessaire entre le peuple, le Parlement et le gouvernement » pour exercer le pouvoir en vue du bien commun ; entre le gouvernement et l’élection d’une part et, de l’autre, les sondages, les médias, les mouve-ments et les réseaux ; entre l’urgence nationale et l’alarme mondialisée. En somme : entre action, civisme et opinion. Comme si, en voulant parler directement aux Français et établir avec eux « des relations étroites qui seules permettent la franchise réciproque la plus complète », Pierre Mendès France avait tenté de franchir une porte étroite de la démocratie. Puisque « les hommes passent. Les nécessités nationales demeurent ».

À propos de l'auteur

Bruno MODICA

Agrégé d'histoire, Chargé du cours d'histoire des relations internationales Prépa École militaire interarmes (EMIA) Chargé du cours de relations internationales à la section préparatoire de l'ENA. (2001-2006) Enseignant à l'école supérieure de journalisme de Lille entre 1984 et 1993. Rédacteur/correcteur au CNED de Lille de 2003 à 2016. Concepteur de la maquette et du cours d'histoire des relations internationales EMIA Correcteur de la prépa. Sciences-po Paris. Master 1. Rédacteur CAPES …

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