Le musée de la Défense

Source : C. Didier-Fèvre

L’EPAD (Etablissement public d’Aménagement de la Défense) a récemment été mis sur le devant de la scène en septembre avec l’évocation de l’élection à sa présidence du fils du président de la République à sa tête : Jean Sarkozy. Cet évènement a permis, aux médias, de faire rapidement le point sur les compétences de cet organisme. Crée en 1958, par le général de Gaulle, cette institution a reçu comme mission, jusqu’en 2009, d’aménager le quartier de la Défense. Depuis 2009, ces fonctions se sont étendues à l’entretien du quartier (réparation des escalators, par exemple) et à sa gestion (gestion des mobilités au sein du quartier, par exemple, avec la refonte de la nomenclature des sous-espaces). Cet élargissement des fonctions a correspondu avec le changement de nom de l’organisme : EPGD (Etablissement Public de Gestion de la Défense). Peu médiatique, ce nom vient de muter pour prendre le nom de Defacto. Cela ne change rien aux fonctions de l’instance mais c’est un peu plus facile à retenir.

Defacto a hérité des structures de l’EPAD et notamment de son lieu de communication qu’est le musée de la Défense. Ce musée se situe sur l’esplanade de la Défense, non loin de l’Araignée de Calder et du centre commercial des Quatre Temps. L’entrée y est libre. Il est ouvert de 10h à 18h du lundi au vendredi. Le contenu du musée est constitué de maquettes, de plans masse du quartier à différentes époques et de panneaux explicatifs présentant la reproduction de documents d’archives : photographies, journaux, documents d’architecte. C’est le musée de l’EPAD aussi le parti pris de la présentation est évidente. Toutefois, les controverses dont a fait l’objet le quartier, notamment au sujet de la hauteur des tours, ne sont pas éludées.

La visite de ce musée peut s’inscrire dans le cadre des programmes de terminale, option lourde histoire des arts, pour la question Arts, villes et urbanisme mais aussi dans le cadre du thème sur les politiques culturelles depuis 1945 en France. Le quartier de la Défense est un musée à ciel ouvert : musée d’art contemporain (pas moins de 60 œuvres sont répartis sur le parvis) et d’architecture (les tours sont l’œuvre d’architectes de renommée internationale : Pei, Nouvel, Portzamparc…). On peut aussi inscrire la visite du quartier et du musée dans le cadre d’un cours de géographie de seconde sur le thème des dynamiques urbaines et permettre de sensibiliser les élèves à la place de l’art dans la ville. Autant de raisons d’aller y faire un tour !

http://www.ladefense.fr/fr/musee-de-la-defense

À propos de l'auteur

Catherine Didier-Fevre

Professeure agrégée d’histoire - géographie au Lycée Catherine et Raymond Janot (Sens, 89 100) Chargée de cours à Paris IV Sorbonne et Paris Ouest Nanterre La Défense. (géographie des espaces périurbains, épistémologie de la géographie, préparation à l’analyse de situation professionnelle du Capes). Correspondante PUCA (Les territoires périurbains : de l’hybridation à l’intensité ?) Programme de recherche mené par les universités Paris ouest Nanterre La Défense, Paris I, Cergy, Caen …

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