Ces deux journées ont rassemblé à Lille vingt clionautes en pleines vacances de Toussaint, autour de Christine Partoune, pour travailler sur le concept d’hyperpaysage depuis sa conception jusqu’à son utilisation dans la classe.

Les participants
Les participants

Jour 1: étude du concept d’hyperpaysage

– D’abord, retrouvailles autour d’un café pour des co-listiers qui ne se connaissaient pour la plupart que par mel. Travailler ensemble sur le thème des hyperpaysages nous a donné l’occasion d’aborder une autre question, essentielle: “qui sont les clionautes derrière les écrans ?”

– Ensuite, la conférence de Christine Partoune, directrice du Laboratoire de méthodologie de la Géographie (Université de Liège – Belgique) et formatrice à l’Institut d’Eco-Pédagogie (asbl) fut inaugurée, contrairement aux usages, par une séance de présentation de nos paysages familiers qui met au placard la simple déclinaison d’identité. “D’où venez-vous?”. A cette question, chacun dût réagir en donnant son image d’Epinal du lieu d’origine du co-listier, avant que celui-ci nous confie son paysage intime du lieu d’où il venait.
Suivirent près de deux heures intenses et passionnantes sur le concept d’hyperpaysage dont vous trouverez le résumé à l’adresse suivante:

URL:

– Pour Christine Partoune, c’est le ressenti, la subjectivité qui compte dans la notion de paysage. Le paysage est un espace vécu, une façon d’en rendre la complexité est de montrer qu’un même espace est vu différemment selon l’usage que l’on en fait, selon notre culture, nos centres d’intérêt. L’après midi fut donc consacré à l’expérimentation: une promenade dans Lille fut l’occasion de mettre en pratique les notions vues le matin au travers de quelques activités. :
_ • retrouver dans un espace des éléments connus, rassurants;
_ • mettre en lumière au contraire les éléments qui suscitent l’étonnement;

Un peu de familier dans cet ailleurs
Un peu de familier dans cet ailleurs

_ • choisir des images qui nous évoquent des thèmes à approfondir dans un paysage (on s’avance peu à peu vers l’hyperpaysage).

Vers l'hyperpaysage
Vers l'hyperpaysage

Cette séance aurait pu s’intituler “à la découverte d’un espace complexe, ou comment orienter vers une analyse systémique du paysage?”.

Cette promenade fut aussi le prétexte à l’exercice de a prise de vue panoramique: choisir le lieu, régler le pied, régler l’appareil, ne pas heurter les pieds APRES le début de la prise de vue, recommencer la prise de vue, s’apercevoir qu’il ne faut pas changer la focale pendant la prise de vue, recommencer la prise de vue…

Les réglages
Les réglages

Il n’est donc pas inutile de réaliser un premier panoramique sans les élèves, au fond du jardin ou sur la place du village, avant de se lancer dans l’aventure avec des élèves.

La toute fin de l’après midi, qui devait être un temps libre consacré à la flânerie dans les rues de Lille, le fut en réalité à l’assemblage du panoramique, tant nous étions pressés de voir les résultats de nos efforts. Résultats qui dépassèrent en qualité les prévisions, la qualité des panoramiques étant inespérée!

Jour 2: Ateliers

Atelier 1 réalisation de l’hyperpaysage

Un hyperpaysage est un paysage dans lequel on a déterminé des zones sensibles (c’est-à-dire qu’on y a placé des liens hypertexte) qui permettent d’accéder en un clic à une page d’information sur un élément de ce paysage.

La fiche technique est disponible ici:

URL:

En cinq heures, les participants sont parvenus à assembler le panoramique et à réaliser des pages d’information. Ceci quel que soit leur niveau de départ, grâce au kit-hyperpaysage réalisé et mis à disposition par le Laboratoire de Méthodologie de la Géographie de l’Université de Liège. Merci également à Michel Ericx pour le support technique!

Les hyperpaysages de Lille sont en ligne! Ils ont été réalisés en vue d’expérimenter la technique de réalisation. Il n’ont pas fait l’objet d’une réflexion conceptuelle, leur contenu n’est donc pas d’un très grand intérêt. La prise de vue s’est faite avec plus ou moins de matériel, certaines photos ont même été prises à la main, ce qui explique les défauts visibles sur quelques panoramiques.

– hyperpaysage de Cécile De Joie

Atelier 2: exploitation d’un hyperpaysage:

Un groupe de participants a élaboré une fiche d’exploitation de l’hyperpaysage de Sabatier pour le niveau quatrième, sur la partie du programme consacré à l’étude des régions de tradition industrielle du Nord et de l’Est.

Un groupe de participants a élaboré une fiche d’exploitation de l’hyperpaysage de Sabatier pour le niveau quatrième, sur la partie du programme consacré à l’étude des régions de tradition industrielle du Nord et de l’Est.

On trouvera sur le site Clio-collège la fiche-élève et la fiche-prof.

Peut-on faire effectuer le même travail sur cet hyperpaysage lorsqu’on travaille dans un collège du Nord ou dans une autre région ?
Le programme suggère d’accorder une importance particulière à la région où se trouve l’établissement.
L’hyperpaysage, constituant une étude de cas, pourra être confronté ensuite à d’autres paysages de la région , si on enseigne dans le Nord ou l’Est. Ailleurs, il permettra de mettre en valeur les particularités d’un territoire, étude poursuivie par une généralisation à l’échelle de la région.

– Enfin, en fin d’après-midi, nous avons mutualisé nos réalisations et échangé sur cette expérience vraiment enrichissante.

Je n’ai pas parlé dans ce compte-rendu de la bonne humeur, des idées échangées, des amitiés nouées qui ont pourtant été la plus belle des réussites de cette Université d’automne 2004 des Clionautes.
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