Pour la rentrée 2020, notre association contribue aux compléments pédagogiques des manuels numériques MAX d’Histoire, de Géographie et de Spécialité, sur les trois niveaux de lycée. Le manuel MAX est une version numérique augmentée des manuels classiques et peut être choisi par les enseignants dès la rentrée prochaine.

Ce partenariat est le résultat d’une réflexion et d’une action menées depuis plusieurs mois. Si, en tant que présidente, j’ai naturellement dirigé les opérations, rien n’aurait été possible sans le dévouement, la disponibilité et le professionnalisme constant des membres du Comité éditorial.

Ce partenariat manifeste notre première contribution globale au soutien des tâches d’évaluation de l’enseignant. Nous sommes plus que jamais désireux de faciliter le quotidien professionnel des collègues, de défendre une vision exigeante de nos disciplines et surtout d’offrir aux élèves des contenus toujours plus adaptés.

Voici un certain nombre d’éléments qui vous permettront de mieux comprendre la démarche de notre association.

 

Petite histoire d’un projet et d’un partenariat

Depuis plusieurs années, les Clionautes réfléchissent aux usages offerts par le numérique. À l’occasion de la réforme du lycée et du baccalauréat, le Comité éditorial de l’association a d’abord envisagé un manuel numérique complet. Soucieux d’offrir, dès la première édition, un contenu riche et fiable techniquement, le Comité éditorial a préféré prendre le temps d’acquérir les compétences requises. Une aussi belle aventure mérite du temps.

Le Comité a alors choisi de cibler sa réflexion sur l’adaptation du numérique à l’évaluation. Nous avons dressé deux constats. Dans nos disciplines, le travail sur document occupe une place centrale. Vu que, mécaniquement, se poserait la question des droits d’auteur, notamment pour la Géographie, il fallait trouver un partenaire éprouvé en la matière. C’est une chose de produire un exercice dans un cadre restreint, c’en est une autre avec la perspective d’une large diffusion. Deuxièmement, la fin du manuel papier dans de nombreux territoires a rendu plus pressante la modernisation des manuels numériques par les éditeurs. Or, d’après nos observations, ceux-ci ont davantage porté leurs efforts vers les manuels granulaires et personnalisables. Cela va bien entendu dans le bon sens mais, finalement, l’évaluation elle-même restait encore assez marginale dans leur offre. L’occasion était belle pour les Clionautes d’agir et nous l’avons saisie.

Restait à choisir l’éditeur. Tous les cadres de l’association étant enseignants, nous avions déjà une expérience d’utilisateur de tous les manuels du marché avec nos classes. N’étant rédacteurs d’aucun d’entre eux, nous avons pu opérer une sélection sur le seul critère de la qualité de l’offre proposée. Puis nous sommes entrés en contact avec chacune des maisons sélectionnés. Après discussion avec plusieurs d’entre elles, c’est finalement avec Belin que nous avons conclu. 

Que proposons-nous ?

Notre association s’est engagée à livrer une évaluation pour le manuel Max pour chaque chapitre d’Histoire et de Géographie, de la classe de Seconde à la Terminale. Elle s’est également engagée à fournir deux évaluations par thème pour l’enseignement de spécialité d’Histoire, Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques.

Chaque évaluation, composée de moins d’une quinzaine de questions, doit durer vingt minutes pour l’élève. La correction globale menée par l’enseignant peut occuper le reste de la séance.

L’évaluation est corrigée automatiquement et son résultat, sur 20 points, peut intégrer le bulletin trimestriel au titre, selon les chapitres, d’une évaluation diagnostique de début de chapitre (mesure des connaissances et compétences préalables) ou d’une évaluation de validation des acquis (fin de chapitre).

Pour le tronc commun, le test est conçu en deux parties. Une première partie évalue la maîtrise des savoirs fondamentaux par un QCM de huit questions. Une seconde partie évalue la maîtrise de compétences autour de l’analyse documentaire. Cette seconde partie est différenciée. Les élèves qui ont obtenu un résultat moyen ou faible en première partie sont orientés vers un exercice de remédiation. Les autres sont acheminés vers un exercice avancé.

 

Objectifs et intérêt de ces évaluations

Entre l’alourdissement des effectifs, la diminution voire la disparition des dédoublements et les exigences des programmes, c’est peu dire que notre charge de travail s’accroît. Les différents exercices prévus pour les E3C (Épreuves communes de contrôle continu), que soit la réponse à une question problématisée, l’étude de document ou l’exercice cartographique, réclament une solide préparation technique. Or nous avons toujours besoin de mesurer et de valoriser pour elles-mêmes la maîtrise des connaissances et compétences fondamentales. Les évaluations des Clionautes sont là pour satisfaire ce besoin tout en permettant à chacun de concentrer son travail de correction sur la préparation aux E3C.

L’hétérogénéité croissante des classes nécessite d’adapter toujours plus nos contenus et nos pratiques pédagogiques. Nous le savons tous mais la mise en pratique n’est pas évidente. En effet, même si nous parvenons à repérer les situations de fragilité, il faut pouvoir proposer en réponse une remédiation adaptée tout en accompagnant les autres élèves. Les évaluations des Clionautes offrent des éléments de réponse. Pour les élèves qui ont obtenu des résultats faibles ou fragiles à la première partie, une seconde partie permet de retravailler les connaissances essentielles par l’analyse documentaire.

La révolution numérique ouvre des possibilités fantastiques pour nos métiers. Il existe quantité d’applications permettant de bâtir des évaluations en ligne. Le fait est que beaucoup d’entre nous sommes encore intimidés par ce genre d’exercices qui exigent, quoi qu’on en dise, un temps certain d’autoformation et de conception. Les évaluations des Clionautes dispensent l’enseignant de cette tâche en proposant des contenus finis, variés et très simples d’utilisation. Nous sommes convaincus que si les enseignants doivent s’approcher du numérique, le numérique doit aussi venir avec eux. L’appétit venant en mangeant, nous ne doutons pas que ces évaluations permettront à chacun de s’emparer de ce type d’exercice.

 

Et demain ?

Nous ne souhaitons pas en rester là. Nous bâtissons sur la durée. Belin a toujours été un interlocuteur constructif et disponible. Nous avons plusieurs axes de développement. En voici trois.

Nous souhaitons élargir la base de nos concepteurs. Notre accord s’étant conclu à la fin de l’hiver et la crise du coronavirus nous ayant rattrapés, nous avons mis à contribution une équipe resserrée de dix concepteurs déjà habitués à produire des contenus sur le site et avec une expérience sur ce type d’exercice. Pour les manuels de Terminale dont la production est échelonnée sur l’été 2020, tous les adhérents volontaires peuvent se faire connaître. Notre association est collaborative jusqu’au bout.

Nous souhaitons améliorer les performances techniques des exerciseurs. Nous avons exploité toutes les possibilités du logiciel fourni par Belin et sommes en mesure de présenter QCM, mots à relier, repérage et surlignage de texte, questions d’associations, cartes à trou, etc. Mais il faut aller encore plus loin, ouvrir de nouveaux horizons, diversifier et complexifier encore l’offre.

Nous souhaitons renforcer la différenciation des exercices. Nous avons des élèves à troubles DYS, d’autres en section européenne ou Bachibac/Abibac, etc. Nous souhaitons également que l’enseignant puisse avoir des possibilités de paramétrage plus ouvertes. Bref, les défis ne manquent pas!

Les Clionautes sont et seront là pour les relever.