Sur la liste H-Francais, Emmanuel Noussis et Nadine Françon ont fait des propositions de légende organisée
sur la Méditerranée fracture ou interface :

Emmanuel Noussis :
Je n’ai pas encore réfléchi dans le détail mais il me semble qu’il faudrait partir d’un modèle d’organisation de l’espace (p. ex centres et périphéries centrés sur l’UE mais en variant les échelles ) plutôt que de juxtaposer des thématiques à tiroirs: population, migrations,
économie…

Cela pourrait donner:
1. Un espace contrasté: centres et périphéries.
– Les puissances régionales majeures (France, Italie, Espagne (?))
– Les périphéries intégrées à l’UE mais parfois sous perfusion communautaire.
– L’enveloppe externe proche ( zones littorales et ressources pétrolières)
– Les marges (Balkans et Turquie intérieurs, arrière-pays du Maghreb et du
Machrek.)

2. Un espace de flux intenses.
– Migrations légales et illégales.
– Flux touristiques (ou espaces pour éviter la surcharge en flèches)
– Investissements (ou délocalisations)
Grands ports

3. Un espace en mutation ouvert sur le reste du monde.
– Les fronts d’intégration de l’UE: quelles limites?
– Les grandes métropoles: relais de la mondialisation, culture…
– Les détroits naturels ou artificiels.
– Frontières contestées sources d’instabilité
– Les influences extérieures (USA, Islam…)

C’est une proposition spontanée à amender évidemment dans son contenu et surtout à soumettre à l’épreuve des figurés pour la lisibilité.

Nadine Françon :

Première partie : la Méditerranée, simple fracture Nord/Sud ?
– les PID : l’affirmation de l’UE
fig de surface : PID
fig de surface : le “Sud” du Nord
– les Pays Sud et Est Méditerranéens (PSEM) : la diversité des PED
fig de surface : je distinguerai 3 groupes (pays rentiers : Algérie, Lybie…) pays en voie de développement rapide (Maroc, Tunisie, Turquie, les îles…), pays en voie de développement (Syrie, Liban…)

=> je cherche ainsi à montrer la diversité du développement pour les pays de la Méditerranée, et que la fracture N/S est plus complexe.

Deuxième partie : les flux renforcent-ils les disparités de développement ?
– les flux financiers et économiques : interdépendances révélatrices d’une interface ? (des flux hiérarchisés)
échanges de matières premières et hydrocarbures (en précisant la direction Sud-Nord pour insister sur la redistribution en direction de l’Europe du Nord)
échanges de produits finis
délocalisations et investissements

– les flux touristiques : facteurs de développement ?
tourisme balnéaire et culturel dans l’aire méditerranéenne (en montrant que les flux venant d’Europe du Nord se concentrent sur les rives des pays de l’UE, et sans oublier les îles comme les Baléares, Malte…)

=> les flux permettraient de montrer l’inégalité des échanges et de réfléchir à la définition précise d’interface et sa perméabilité (définition de J Lévy dans son dico)

Troisième partie : la Méditerranée : une aire en mutation ?
– les permanences lourdes, obstacles au développement
fig ponctuels : conflits (Algérie, Israël)
fig linéaire : le différentiel démographique (ligne qui sépare un Nord
vieillissant et une explosion démographique au Sud)

– les transformations entre concurrence et complémentarité
une redistribution des pôles touristiques fig linéaire : concentration de 80% des touristes (limite littorale des pays
riverains européens)
fig ponctuels hiérarchisés : les nouveaux pôles touristiques en croissance
(Tunisie, Turquie, Egypte, Maroc…)
un espace de transition qui dispose d’atouts pour une ouverture sur le monde, fig ponctuels hiérarchisés : les principaux ports de redistribution (lien entre vorland et hinterland)
fig ponctuels : les principaux passages (détroits, canal de Suez agrandi…)

=> cette partie cherche à montrer les dynamiques internes de l’aire
méditerranéenne confrontée à la mondialisation.

à suivre…