Atelier n°2, « Faire entrer la classe dans le Monde ». Atelier animé par Yann Calbérac, Bertrand Pleven et Marion Beillard (IA IPR).

Dans ce second atelier (le premier, auquel je n’ai pas pu assister portait sur Faire entrer le monde dans la classe”), ce fut surtout Bertrand Pleven qui officia. Il s’est appuyé sur un long extrait (au début) du film Into the wild (2007). Dans ce film le réalisateur, Sean Penn, adapte le roman de Jon Krakauer qui relate l’histoire vraie de Christopher McCandless, en quête du bonheur au travers de la solitude dans les terres glacées de l’Alaska.

L’extrait présenté dure une douzaine de minutes et montre le héros quitter progressivement la civilisation, franchir la frontière Etats-Unis-Canada vers Fairbanks et marcher résolument en direction des montagnes et plaines enneigées d’Alaska. B.Pleven propose à son auditoire d’exploiter cet extrait dans un cours de géographie de terminale (thème 3 du programme, L’Amérique, puissance du nord, affirmation du sud).

Les présents ont joué le jeu avec plaisir, dénichant une foultitude d’entrées, de thèmes, de détails… mais restent dubitatifs sur son usage dans le cours de terminale (certains ont mentionné l’Accompagnement Personnalisé). Le conférencier a proposé une analyse extrêmement fouillée (avec croquis d’interprétation)… mais à destination des étudiants de l’Espé.

Pour finir B.Pleven a proposé à son auditoire un petit court-métrage réalisé par ses élèves de seconde mettant en scène trois jeunes dans une ville (et une gare) de banlieue. Pourquoi ? Son propos était de montrer que l’on pouvait faire de la géographie en utilisant des films, certes, mais que l’on pouvait également faire des élèves des cinéastes-géographes en leur confiant une caméra. Le petit film des élèves était assez convainquant sur ce sujet, mais malheureusement B.Pleven n’a pas pu développer plus avant.