Avant d’arriver dans l’Océan Indien, les Portugais vont longer les rivages de l’Afrique, ce qui va former leur vision du monde et des relations diplomatiques.
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L’histoire portugaise en Afrique commence en 1415 à Ceuta comme on l’a vu dans le premier épisode. Le roi Jean Ier y déclare s’être lavé les mains dans le sang des infidèles en rémission de ses pêchés passés.

Pendant les vingt prochaines années, les portugais vont tenter de naviguer l’Atlantique, ne dépassant le cap Bojador, au large du Sahara Occidental, qu’en 1434. En attendant, ils jouent aux pirates, attaquant les navires marocains sur la côte.

Il faudra attendre les années 1440 et l’invention effective de la caravelle pour qu’ils arrivent en Guinée, soixante ans après les français. Henri va engager des capitaines, principalement vénitiens et génois pour aller naviguer. Les eaux sont riches en poisson, les habitants de Sénégambie peuvent commercer de l’or, de l’ivoire et quelques épices contre du tissu et des bols en étain d’Angleterre et de France.

Un autre bien très important, très désirable par les portugais est les esclaves. A l’époque comme maintenant, le Portugal était un petit pays. Au XVème, un million d’habitant comparé aux 8 millions d’Espagne et aux 16 de la France. Or les portugais ont besoin de main d’œuvre pour les champs de canne à sucre des Açores et de Madère. Ils vont donc faire leurs premiers pas sur ce qui deviendra plus tard le commerce triangulaire. De l’Europe partent des produits manufacturés avec lesquels on achète des esclaves. Avec les esclaves on fait pousser du sucre ou du coton et avec ce sucre on achète des biens manufacturés. Simple et efficace.

La Sénégambie et le golfe de Guinée sont certes peu avancés à cette époque mais c’est parce qu’ils sont en bordure de bassin de civilisations plus développées. Dans l’intérieur de l’Afrique occidentale on va trouver des royaumes médiévaux avec de grandes villes. Tombouctou aurait eu 170.000 habitants au XIVème siècle contre 200.000 habitants à Paris, ville la plus peuplée d’Europe, au début XIVème. Ce sont des royaumes reliés au monde arabe avec certains habitants faisant le pèlerinage jusqu’à la Mecque. Certaines légendes nous disent même qu’un des rois, Aboubakri II, lança une expédition pour découvrir l’Amérique et réussit ! Prenant la tête d’une seconde expedition, il meurt en mer. Néanmoins nous n’avons aucune preuve et il est très possible que ce ne soit qu’un artifice narratif, un beau miroir à l’histoire qui va suivre, entre un voyage vers l’Ouest qui échoue et un voyage vers l’Est, vers la Mecque, qui réussit. Un beau conte religieux donc.

Rapprochez-vous de vos enceintes, concentrez-vous et écoutez la légende de Mansa Musa, l’homme le plus riche du monde.

Mansa Mussa, le roi des rois, était l’Empereur du Mali, arrivé sur le trône en 1307. Il hérite d’un royaume jeune, fondé vers 1230 sur les ruines de l’Empire du Ghana. Conquérant rapidement les mines d’or de la région, affermissant son contrôle sur les terres à esclave et les routes transsahariennes, le Mali devient le pouvoir principal de la région.

Mansa Mussa est l’Empereur du Mali à son apogée. Il EST l’apogée du Mali, bâtissant la grande mosquée de Tombouctou.

Mais son nom retentit à travers les âges pour son Hajj, son pèlerinage à la Mecque en 1324, dans la 17ème année de son règne.

Il se mit en route accompagné de 60.000 hommes dont 12.000 esclaves. Les chroniques les décrivent tous habillés de tissus précieux et de soies persanes.

A la tête du cortège chevauche Mansa Mussa lui-même, précédé de 500 esclaves, portant tous un bâton d’or.

A sa suite, 80 chameaux portant chacun 150 kilos d’or pur. 12 tonnes d’or pur au total. Au cours actuel, Mansa Mussa prit la route avec presque un demi-milliard d’euro à dos de chameau.

Traversant l’Afrique musulmane, il atteignit enfin le Caire où il distribua généreusement ses richesses. Il distribua tant et tant au million d’habitant du Caire que 12 ans après, l’historien al-Umari remarqua que le cours de l’or y était encore dévalué.

Pendant son Hajj, un de ses généraux, Sagmandia, conquit le royaume Songhai à l’Est de Tombouctou, absorbant Gao dans l’Empire.

A sa mort en 1360, Mansa Mussa règne sur un large empire comptant 40 millions d’habitants.

Après lui, l’Empire va décliner et se décomposer, attaqué de l’intérieur par les populations soumises qui se détachent de l’autorité centrale. En 1464, les Songhai deviennent le pouvoir principal de la région.

Ces empires sont centrés sur le sud du Mali actuel, avec peu de contacts directs avec le littoral et la Sénégambie même si des relations diplomatiques existent. Les peuplades de la côte sont moins structurées et seront donc plus vulnérables aux marchands d’esclaves.

Ces villages avaient encore le souvenir des relations commerciales avec les normands et seront souvent surpris quand les portugais débarquent et les réduisent en esclavage. Cette traite va court-circuiter les circuits traditionnels, les caravanes arabes trans-sahariennes.

Ces caravanes ont fait la fortune des empires d’Afrique de l’Ouest mais aussi du Maghreb. Ibn Battuta, un grand voyageur marocain qui, en trois voyages, alla de la Chine au Mali en passant par le Kenya et la Mecque nous décrit des petits villages de l’intérieur du Sahara qui sont des plaques tournantes du commerce de l’or et du sel. Les esclaves vont récolter le sel et le vendre aux marchands maliens qui leur vendent de la nourriture et de l’or en retour, sous forme de poudre ou de lingots. Ces villages de l’intérieur sont aussi des étapes importantes pour se ravitailler en eau. On va aussi faire remonter des esclaves des régions côtières et du poivre, la maniguette, qui vient du Libéria et qui est très prisé en Europe.

La traversée du désert n’est pas simple. Il s’agissait de passer des mois dans une étendue de sable, dans le soleil brulant. Imaginez la soif et les étendues vides autour de vue. Il n’y a rien sinon un soleil écrasant et des rochers. Vous continuez, bercé par le balancement du chameau, tentant de ne pas penser à vos lèvres sèches. Vous pensez peut-être à la prochaine oasis, des visions d’eau claire et de dattiers.

L’air vibre tout autour de vous et vous savez qu’un pas de travers, un écart hors de la piste, peut vous mener à votre mort. Il faut suivre votre guide touareg que vous payez richement. Il a sa vie entre vos mains. Ibn Battuta perdra plusieurs compagnons ainsi pendant son voyage. Ils s’éloignèrent de la caravane après une dispute et se perdirent dans les sables infinis du Sahara. Ecoutons Ibn Battuta lui-même.

Nous venions de rencontrer une caravane sur notre chemin, laquelle nous apprit que quelques-uns de leurs compagnons s’étaient séparés d’eux. En effet, nous en trouvâmes un mort sous un arbrisseau d’entre les arbres qui croissent dans le sable du désert. Ce voyageur portait ses habits sur lui, tenait un fouet à la main, et l’eau n’était plus qu’à la distance d’un mille lorsqu’il avait succombé.

Cette vaste plaine est hantée par beaucoup de démons; si le messager est seul, ils jouent avec lui, le fascinent, de sorte qu’il s’écarte de son but et meurt. En effet, il n’y a dans ce désert aucun chemin apparent, aucune trace visible ; ce ne sont que des sables que le vent emporte. On voit quelquefois des montagnes de sable dans un endroit, et peu après elles sont transportées dans un autre lieu.

Il arrivera à Walata, en Mauritanie après deux mois de voyage. Abruti par la chaleur, le voyageur peut se délasser à l’ombre des palmiers, entre les plantations de melon. Il pourra s’habiller de tissus magnifiques importés d’Egypte et se régaler de viande de chèvre. Dans les arbres creux, il pourra boire de l’eau et récolter le miel.

Invité chez l’habitant, il pourra s’étonner de leurs mœurs libres, des femmes qui circulent et participent à la vie commune, discutant seule à seul avec les hommes et sans voile malgré leur respect du Coran.

En poussant plus au sud, passant sous les baobabs et dans les jardins fruitiers, vous arriverez à Malli, la capitale du royaume. Si vous êtes chanceux, vous apercevrez le Mansa dans une cérémonie.

Sur sa tête est une calotte d’or, fixée par une bandelette, également en or, dont les extrémités sont effilées à la manière des couteaux, et longues de plus d’un empan. Il est le plus souvent revêtu d’une tunique rouge et velue, faite avec ces tissus de fabrique européenne nommés mothanfas, ou étoffe velue.

Devant le sultan sortent les chanteurs, tenant à la main des kanâ-birs d’or et d’argent ; derrière lui sont environ trois cents esclaves armés. Le souverain marche doucement ; il avance avec une grande lenteur, et s’arrête même de temps en temps ; arrivé au penpi, il cesse de marcher et regarde les assistants. Ensuite, il monte lentement sur l’estrade, comme le prédicateur monte dans sa chaire ; dès qu’il est assis, on bat les tambours, on donne du cor et on sonne des trompettes. Trois esclaves sortent alors en courant, ils appellent le lieutenant du souverain ainsi que les commandants, qui entrent et s’asseyent. On fait avancer les deux chevaux et les deux béliers ; Doûghâ se tient debout à la porte, et tout le public se place dans la rue, sous les arbres.

C’est tout un monde qui s’étale le long du fleuve Niger qui prend source en Guinée. C’est un autre monde encore à l’Ouest, le long du fleuve Gambie. Un monde excentré, qui vit de pêche et de commerce avec l’intérieur.

C’est ce monde que les portugais vont rencontrer.

L’essor portugais commence vraiment vers 1440, après l’invention de la caravelle. Enfin, les portugais atteignent le golfe de Guinée, 80 ans après les normands.

Comme on l’a discuté dans le premier épisode, les portugais veulent plusieurs choses. Ils veulent taper les arabes au porte-feuille en court-circuitant leur réseau commercial. Ils veulent de l’or. Et enfin ils veulent des esclaves pour leurs plantations de sucre.

Avec un million d’habitants, le Portugais est un nain démographique à l’époque et n’a pas assez de main d’œuvre pour exploiter la canne à sucre. Le récolte de la canne à sucre est aussi un travail très très dur et dangereux. Alors bon, on ne va pas y envoyer ses cousins, beaucoup plus simple d’y envoyer des esclaves. C’est d’autant plus simple que les souvenirs que les locaux avaient de blancs arrivant en bateau étaient plutôt bons. Du commerce, des relations amicales, gagnant gagnant. Donc quand les portugais arrivent en caravelle pour les réduire en esclavage, ils ne se méfient pas.

Les populations de ce territoire sont très fragmentées, le pouvoir allant jusqu’à un chef de clan ou un patriarche. Il n’y a pas d’autorité centrale pour réguler le commerce ou organiser la sécurité. Le patchwork d’ethnies est organisé en village de 100 à 300 habitants même si certaines agglomérations auraient atteint 1000 à 3000 habitants.

C’est quand même une région assez peuplée. Ces populations partagent néanmoins des racines païennes communes avec des totems et des idoles en bois dédiées à Kru, la divinité principale.

On pourrait imaginer un raz de marée colonial, une présence soutenue sur l’Afrique dès le départ mais au contraire, ce qui est frappant c’est la lenteur de processus, surtout quand on pense à la colonisation du XIXème siècle.

Le cap Vert n’est colonisé qu’en 1462 ! Tout au plus on voit quelques comptoirs. L’économie va s’organiser autour d’un monopole royale avec un système de concession à des marchands, notamment des marchands italiens.

Alors, pourquoi cette lenteur ? Il y a là une manne d’or, de nouveaux territoires à explorer et exploiter, que se passe-t-il ?

Il se passe que les portugais n’aiment pas les arabes musulmans. Mais pas du tout. Le pays s’est construit sur la Reconquista et les portugais de l’époque ont ce vieux réflexe d’aller casser de l’arabe dès qu’ils peuvent, au mépris du bon sens. J’exagère un peu. Le Maroc était un premier effort colonial, mais surtout, les portugais voulaient se tailler une part du gâteau avant que la Castille et l’Aragon puissent tout prendre. Des accords de partage territoriaux avaient complètement délaissé le Portugal et le roi Jean Ier voulait être sûr que son pays aurait voix au chapitre.

Néanmoins, l’effort africain, même si important n’était pas une priorité. On nous parle de 15 voyages avant le passage du cap Bojador vers 1433 mais ce n’est pas complètement vérifié. Il y a en tout cas une pause d’au moins 4 ans entre le dernier et l’avant-dernier. Pourquoi ? Nous ne sommes pas sûrs. Toujours est-il qu’en 1433, Jean Ier, roi du Portugal, meurt. Il est remplacé par son premier fils, Duarte. Duarte va lancer une période expansionniste, relançant les voyages d’exploration en Afrique et dans l’Atlantique et tentant d’étendre son royaume marocain.

A cette époque, les portugais sont encore dans la conquête du Maroc. A cette époque, la dynastie Mérinide s’effondre complètement et c’est le Grand vizir Abū Zakariyyā qui va s’occuper de la défense du pays.

Il y a eu plusieurs tentatives de la part des marocains pour reprendre Ceuta mais toutes échouèrent.

En 1437, la Castille vient de s’opposer violemment à l’appropriation portugaise des Canaries. Cette appropriation, légitimée par une bulle papale va contre les intérêts castillans. La diplomatie va jouer à plein volume pour obtenir des avantages du Pape qui à l’époque joue un rôle d’arbitre international. En tant qu’autorité, il est aussi source de loi. Pour comparaison, le Pape joue le rôle que les Nations Unis ont de nos jours.

Bref. 1436, les jeunes nobles s’ennuient, les marchands veulent plus d’opportunités, de nouveaux marchés et de nouveaux produits à vendre.

Henri et son frère Fernand, les deux frères du roi Duarte, vont donc attaquer Tangers pour tenter de couper la tête, métaphorique et littérale, du pouvoir marocain. Cette attaque avait déjà été proposée en 1433 mais repoussée. Le refus de la Castille à propos des Canaries va agir en catalyste pour pousser à l’expansion africaine. La cour va commencer à avoir peur de se faire évincer en Europe s’ils n’étendent pas leur pouvoir en Afrique.

En 1436, Fernand, le frère du roi, fera pression pour monter une attaque en Afrique. Les chroniques sont assez unanimes sur ses raisons : il n’a pas assez de terres aux Portugal et a peine à maintenir son rang avec ses revenus. Il a vu ses grands frères obtenir l’or et la gloire à Ceuta. Il est né en 1402, il aurait eu 13 ans au moment de Ceuta. Pas assez vieux pour participer mais juste assez pour se rendre compte de ce qu’il se passait. Il aura grandi dans la splendeur de ses frères pendant qu’il était réduit à une vie plus banale. A 33 ans il voit bien que ses chances d’acquérir une fortune s’amenuise. Il faut agir vite.

Argumentant qu’il faut prendre la place des Espagnols avant qu’ils n’arrivent et que sans guerre, les troupes portugaises perdront de leur superbe, il va pousser son frère, le roi Duarte qui demandera, et obtiendra, la bulle papale Rex Regnum permettant une croisade contre les maures. Ca c’est un point intéressant. Dans l’esprit des portugais, de Henri notamment, il s’agit d’une croisade. Le Maroc n’est pas un champ de bataille comme un autre, une petite expansion coloniale ou une guerre de royaumes.

La conquête du Maroc est une guerre sainte, voulue par Dieu.

14000 hommes seraient assemblés. 3500 cavaliers, 7000 fantassins, 500 artilleurs… Une énorme troupe. Duarte devra largement augmenter ses impôts pour pouvoir financer cette aventure.

Le 22 août 1437, la flotte prit la mer pour arriver à Ceuta 5 jours plus tard. Là, Henri va compter ses hommes et avoir une mauvaise surprise.

Il n’a que 2000 cavaliers, 1000 archers et 3000 fantassins. En plus, il se rend compte que le budget est insuffisant et qu’il n’a même pas assez de bateau. Tout commence bien.

Un général raisonnable dans une campagne bien planifiée aurait attendu un peu, que tout le monde arrive et que le budget soit bouclé. Mais il faut bien voir que cette campagne est controversée. Même un des autres frères du roi était contre. Beaucoup de gens y voyaient un gaspillage d’argent et d’hommes, une aventure dangereuse qui n’apporterait pas grand chose.

D’un côté nous avons donc un projet controversé et une volonté politique moyennement présente et de l’autre un groupe de jeunes nobles qui veulent casser de l’arabe, représentés notamment par Fernand. Henri voit donc son projet à risque de se déliter des deux côtés. Il va choisir d’agir vite.

Il prend la tête de 5000 hommes et marche de Ceuta à Tangers où, le 13 septembre 1437, il rejoint Fernand qui avait fait le chemin en bateau avec le reste des troupes et monter le siège.

Là il va y avoir des escarmouches pendant quelques jours mais rien de majeur. Le problème est que les portugais n’ont pas d’équipement de siège. Ils attendent des renforts de Ceuta, des échelles et des bombardes.

Le 20 septembre, une bataille de 5 heures prend place. 5 heures de bataille en armure dans le soleil brûlant. Mais même cette bataille n’a aucun impact.

Les portugais continuent le siège, espérant pouvoir prendre la ville, en attendant leurs machines de siège. Il font un pari. Que les armes arrivent avant les renforts marocains. Ils savent que si une armée arrive à la rescousse, ils sont foutus. Ils ne sont pas assez nombreux et doivent tenir le siège. Leur seul espoir est de pouvoir prendre la ville rapidement et se retrancher derrière ses remparts quand les renforts arriveront.

Le siège ne peut pas durer, tout toute l’armée sera anéantie.

Le 29, tout est décidé.

Peut-être était-ce d’abord le bruit de l’armée en marche, ou la colonne de poussière qui s’élevait dans le ciel.

L’horizon est brisé par une armée marocaine. 10.000 cavaliers. 90.000 fantassins s’installe sur une colline en vue du camp portugais.

Les dés sont jetés. Henri voit la taille de l’armée ennemi. Marchant dans son camp, il voit la faiblesse de ses troupes, quelques milliers face à des dizaines. Chacun des siens devrait tuer dix des leurs, et ensuite toujours rester pour prendre la ville. Henri se signa. Si tel était la volonté divine…

Il rassembla 1500 cavaliers, 800 archers et 2000 fantassins.

Les bannières claquent au vent de part et d’autre du champ de bataille. Après trois heures, l’infant du Portugal fait sonner la trompe. Dans un grand cri les troupes s’élancent.

Ici allait se décider le sort du Maroc et de la royauté portugaise. Le 29 septembre 1437, le monde était-il prêt à changer ?