Parlons du bac, enfin !


Les pétitions des élèves sur les épreuves du baccalauréat en histoire-géographie

Cette histoire est vraie, c’est l’histoire de l’un d’entre-nous, un jeune prof qui croit en sa vocation d’éveilleur de citoyenneté au prisme de nos deux disciplines. 


Elle parle des valeurs éternelles du goût de l’effort, maintes fois remis sur l’ouvrage, pour arriver à la satisfaction du travail bien fait. Et ne croyez pas que ce sont des paroles d’un autre âge que les temps nouveaux balaient comme le vent la poussière ; non, face à ce monde qui se construit et qui nous bouscule, il faut de la méthode, de la lucidité, du courage.

Soyons les passeurs, nous les historiens-géographes qui avons apprivoisé pour nous mêmes puis pour ceux qui nous sont confiés ces outils qui environnent désormais nos vies quotidiennes. 


On nous dira : après tout, que sont ces 10 000 gosses arrogants au regard des 700 000 candidats ? Ce sont ceux que nous sommes censés former comme futurs citoyens qui nous interpellent, avec leurs outils de leur temps, dont ils s’emparent maladroitement.

À nous de les conduire à travers ces arcanes qu’ils croient connaître mais dont ils sont les servants dociles, se prenant pour des demi-dieux interpellant le Ministère. Je fais partie de ceux qui les ont d’abord raillés (« Heureusement qu’ils ne passaient pas de Majeure en orthographe ») mais je sais aussi pour en avoir été un, que l’adolescence est l’âge des transgressions, les intelligentes comme les stupides. Alors, cessons de ricaner et posons-nous les questions qui fâchent :

  • A quoi sert encore ce Bac alors qu’APB le rend quasi inutile, dans un tel contexte de massification (bientôt 1 million de candidats pour 5 millions de copies) et quelles nouvelles fuites faudra-t-il colmater par des paroles lénifiantes ? 

  • Le contrôle continu doit-il remplacer l’examen? Mais quid du rite de passage, le seul qui reste encore après la fin du service militaire, quid des valeurs d’entraînement, d’effort régulier qui ont constitué la clé de voûte de cette « méritocratie républicaine » depuis 2 siècles et dont les neurosciences confirment l’intérêt ?



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À propos de l'auteur

Jean-Michel Crosnier

Prof HG / EMC au lycée du Grésivaudan, Meylan-Grenoble Intérêts scientifiques : totalitarismes ; histoire et géographie culturelles ; géohistoire ; questions géopolitiques ; révolution numérique Membre du comité éditorial des Clionautes pour les questions géopolitiques et numériques ; clio-carto ; clio-news Membre du comité scientifique du Festival de géopolitique de Grenoble    

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