Théâtre et caricature antisémite.
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Chantal Meyer-Plantureux ( professeure et vice présidente de l’Université de Caen )

Théâtre et caricature antisémite.

Retour sur une époque antisémite : de l’affaire Dreyfus à Vichy

Laure Müller
samedi 25 mars 2017

Compte rendu de la conférence de Mme Meyer Plantureux donné le 24 mars 2017 au Mémorial de Caen
Journée d’étude sur l’antisémitisme d’hier à aujourd’hui : comprendre,comparer, combattre

Retour sur une époque antisémite : de l’affaire Dreyfus à Vichy

Théâtre et caricature antisémite : quelques clefs pour comprendre.
C Meyer-Plantureux ( professeure et vice présidente de l’Université de Caen )

Les représentations théâtrales sont en harmonie avec la Presse mais cela n’a pas toujours été le cas. Ainsi l’actrice Rachel connu un succès sans faille tout en ne renonçant pas à sa judéité malgré les pressions. Elle incarna même la République française en 1848
Par contre, S Bernhardt juive de naissance par sa mère Youle en fit les frais ( alors qu’elle s’était convertie au catholicisme ) quand elle quitte la Comédie française en 1879, quand elle est dreyfusarde et quand on lui prête un amour lesbien avec la peintre L Abbéma. Des caricatures la présentant comme dévoyée ou sorcière.

L’antisémitisme se retrouve dans le répertoire théâtral avec la comédie du prince d’Arec par H Lavedan qui évoque le naufrage de la noblesse française en côtoyant le monde de la finance juive et notamment la banquier juif le baron M de Hirsch en 1898.
Le personnage du juif est travesti : faux nez, perruque, accent tudesque et démarche de canard.
Le personnage de Shylock dans la marchand de Venise de W S mise en scène par F Gemier en 1917 est une pièce contre l’argent où tous les poncifs de l’époque figurent : Cruel, avide, cupide, dévoyé. On retrouve ces caractéristiques dans Volpone de C Dullin de 1928

Puis dans le film avec H Baur en 1941 qui reprend lesdites caractéristiques.
Le Baron H de Rothschild, fou de théâtre,, dirigea celui d’Antoine avant de construire le théâtre Pigalle pour sa maîtresse, l’actrice M Régnier en 1929. Il écrit sous un pseudonyme plusieurs pièces dont Crésus, Judith dont les noms en font les cibles de R Viau, journaliste de la Libre Parole

En conclusion, le personnage du juif se doit d’être spectaculaire, de n’être jamais dans le même tempo que les autres personnages par le physique et le moral car il n’a pas de palette psychologique.

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Par Laure Müller

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