"L’affaire Olivier Pétré-Grenouilleau" : éléments de chronologie
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"L’affaire Olivier Pétré-Grenouilleau" : éléments de chronologie

Luc Daireaux
mercredi 4 janvier 2006

Olivier Pétré-Grenouilleau, professeur à l’Université de Lorient, auteur d’un livre de synthèse sur les traites négrières, est l’objet d’une procédure judiciaire, intentée par le Collectif des Antillais, des Guyanais et des Réunionnais. L’article retrace les grandes étapes de cette "affaire" depuis qu’elle a éclaté en juin 2005.

Le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais, représenté par Maître Gilbert Collard, a déposé plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, en septembre 2005, contre Olivier Pétré-Grenouilleau, professeur à l’Université de Bretagne Sud (Lorient), spécialiste reconnu des traites négrières. Ce collectif (voir son site : www.collectifdom.com), qui revendique plus de 10 000 membres et 30 000 sympathisants, milite contre les « discriminations qui touchent les Français originaires d’Outre-mer ». Il mène en particulier différentes actions « pour le respect de la mémoire de l’esclavage ».

Le point de départ de la mobilisation du collectif remonte au mois de juin 2005, d’après les informations collectées sur leur site. Le samedi 11 juin 2005, Olivier Pétré-Grenouilleau se voit remettre le prix du Sénat du Livre d’histoire pour son livre paru en septembre 2004, aux éditions Gallimard, dans la collection « Bibliothèque des histoires », Les Traites négrières. Essai d’histoire globale. Le jury de ce prix, présidé par René Rémond, est composé des membres suivants : Hélène Ahrweiler, Jean-Pierre Azéma, Philippe-Jean Catinchi, Marc Ferro, Jean Garrigues, Jean-Noël Jeanneney, Alain Méar, Claude Mossé, Jean-Pierre Rioux, Maurice Sartre, Laurent Theis, Pierre Vidal-Naquet, Annette Wieviorka.

Le dimanche 12 juin 2005, paraît dans le Journal du Dimanche, une interview du professeur Pétré-Grenouilleau. L’auteur évoque les thèmes de son livre et aborde d’autres questions. Il déclare notamment : « On sait que l’Afrique noire a été victime et acteur de la traite. Les historiens, quelles que soient leurs convictions politiques, sont d’accord là dessus. » Alors que le journaliste évoque « l’antisémitisme véhiculé par Dieudonné », Olivier Pétré-Grenouilleau répond : « Cette accusation contre les juifs est née dans la communauté noire américaine des années 1970. Elle rebondit aujourd’hui en France. Cela dépasse le cas Dieudonné. C’est aussi le problème de la loi Taubira qui considère la traite des Noirs par les Européens comme un ‘crime contre l’humanité’, incluant de ce fait une comparaison avec la Shoah. Les traites négrières ne sont pas des génocides. La traite n’avait pas pour but d’exterminer un peuple. L’esclave était un bien qui avait une valeur marchande qu’on voulait faire travailler le plus possible. Le génocide juif et la traite négrière sont des processus différents. Il n’y a pas d’échelle de Richter des souffrances. » Olivier Pétré-Grenouilleau affirme également que se dire descendant d’esclave « renvoie à un choix identitaire, pas à la réalité [...] c’est choisir parmi ses ancêtres. » (interview reproduite sur le site http://www.wasadugu.org/Petre120605.htm).

Ces propos provoquent la colère de Claude Ribbe, responsable de la commission culture du collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais. Il dénonce les propos tenus par Olivier Pétré-Grenouilleau dans une lettre datée du lundi 13 juin 2005. Les propos sont d’une rare violence : « A-t-on bien lu le livre de cet universitaire de second choix [sic] qui, à point nommé, sort de sa basse Bretagne [sic] pour falsifier les chiffres, relativiser la traite atlantique et oser comparer l’esclavage en Orient du VIIe siècle au crime raciste organisé des Lumières ? » Claude Ribbe dit Olivier Pétré-Grenouilleau « aveuglé par son racisme ». Il refuse de comparer la traite atlantique avec les autres traites (interne à l’Afrique et avec les pays musulmans). Claude Ribbe conclut sa lettre en accusant l’historien de révisionnisme. « Aujourd’hui, donc, Monsieur Pétré-Grenouilleau ment, bidonne, falsifie et insulte les Africains et les Antillais sous un tonnerre d’applaudissements hexagonaux. » (lettre reproduite sur le site du collectif : http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=462).

Le même jour, lundi 13 juin 2005, le collectif, dans un message signé par son président et porte-parole, Patrick Karam, annonce qu’il « saisira les autorités compétentes afin que Olivier Pétré-Grenouilleau soit suspendu de ses fonctions universitaires pour révisionnisme comme l’a été récemment Bruno Gollnisch, responsable du Front National, qui contestait le nombre de morts du génocide juif. Maître Gilbert Collard déposera de manière imminente une plainte pénale contre Olivier Pétré-Grenouilleau au nom du collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais. » Le collectif reproche quatre points au professeur Olivier Pétré-Grenouilleau. Celui-ci se poserait en « censeur de la représentation nationale » en déclarant que la loi Taubira, de 2001, « pose problème ». Olivier Pétré-Grenouilleau bafouerait « la mémoire de tous les descendants d’esclave[s] », en réduisant la traite atlantique à un « simple système d’exploitation de l’homme, un banal expédient économique ». Le professeur d’histoire aurait insinué que la loi Taubira est « responsable de l’antisémitisme » et suggéré que « la souffrance des Noirs [soit] moins importante que celle reconnue, à raison, pour les Juifs. » Enfin, Olivier Pétré-Grenouilleau est accusé de « nier la réalité de l’existence de descendants d’esclaves ». Au terme de l’exposé, Patrick Karam déclare que le prix décerné par le Sénat « résonne comme une gifle infligée à ceux, les descendants d’esclaves, qui ont contribué à l’édification de la nation française et à l’histoire de France » (message consultable sur le site Internet du collectif : http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=461).

A partir de juin 2005, plusieurs actions sont menées par divers collectifs. Il n’est pas possible d’en donner une vue exhaustive. Le 16 juin 2005, une conférence de presse a lieu à l’Assemblée nationale, avec Maître Gilbert Collard, Eric Jalton, député de la Guadeloupe, Anne-Marie Payet, sénatrice de la Réunion, et Claude Ribbe (http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=466). Le site www.africamaat.com, qui a « pour vocation de vulgariser l’histoire scientifique du continent africain et de valoriser les découvertes et inventions faites par les personnes d’ascendance africaine à travers le monde », publie, le mardi 21 juin 2005, un article, non signé, stigmatisant « ce nouveau ‘David Copperfield universitaire’ [(sic) pour Olivier Pétré-Grenouilleau] spécialisé dans la falsification de l’historiographie de la Traite Négrière et son nouvel ami l’Harry Potter des amphi, Pap Ndiaye [maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales] ». Olivier Pétré-Grenouilleau aurait pour « stratégie » de ternir l’image de l’Afrique coloniale par le recours à la « thèse fantasmagorique de la traite interne africaine de 14 millions d’âmes orchestrée par des rois sanguinaires dont les nouveaux amis, remplis de ‘bonnes intentions’, seraient venus d’Europe, à bord de leurs petits vaisseaux, chargés de pacotilles ». Au terme de cet article d’une rare confusion, l’auteur anonyme dénonce les « fourberies de ‘Scapin Grenouilleau’ » (http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=328&artsuite=0). Le 22 juin 2005, Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique à Paris I et à Toulouse II, auteur de Le Code noir ou le Calvaire de Canaan, prend position contre Olivier Pétré-Grenouilleau, dans un texte publié par le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais : « C’est ainsi que l’historien à qui on s’empresse de tendre papier, micros et caméras peut réussir cette merveille de raconter la traite négrière de signe chrétien sans aucunement évoquer ni le tragiquement exemplaire Code Noir ni les avatars juridiques européens de ce chef d’oeuvre juridique, voulu par l’immense Colbert et le Roi Soleil, célébré et remis en honneur dans un torrent de sang par Napoléon. » (http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=474).

Parallèlement, Olivier Pétré-Grenouilleau accorde un entretien à L’Expansion, le 29 juin 2005. Le professeur souligne d’emblée que « le caractère abominable de la traite n’est pas corrélé aux chiffres ». Il avance néanmoins quelques propositions chiffrées pour les traites orientales, la traite interafricaine et la traite atlantique. Il s’exprime sur les causes des traites, sur leur impact sur l’Afrique noire, sur leur rentabilité. Enfin, il affirme que l’historien doit prendre en compte les mémoires suscitées par les traites mais aussi les dépasser. Olivier Pétré-Grenouilleau conclut ainsi l’interview : « Il me semble également qu’il n’appartient pas à l’Etat, par l’intermédiaire de la loi, de dire l’histoire, au risque de confondre histoire, mémoire et morale. Plus que d’un ‘devoir de mémoire’, trop souvent convoqué à la barre, on a besoin d’un souci de vérité et d’analyse critique » (texte reproduit sur le site d’Altermedia : http://fr.altermedia.info/date/2005/12/27/).

Au début du mois de septembre 2005, le collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais dépose plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Paris contre Olivier Pétré-Grenouilleau « pour contestation de crime contre l’humanité ». La première séance de mise en état est fixée le 30 novembre 2005.
A l’automne 2005, le débat prend une ampleur considérable. Les échanges scientifiques restent certes confinés même si la critique du livre de d’Olivier Pétré-Grenouilleau par Marcel Dorigny, maître de conférences à l’Université de Paris VIII- Saint-Denis, est publiée sur Internet (extrait de la revue Hommes et Liberté, texte publié en septembre 2005 sur le site les mots sont importants, http://lmsi.net/article.php3?id_article=460). Les attaques contre Olivier Pétré-Grenouilleau sont de plus en plus vives. Plusieurs associations se mobilisent contre la venue en Guyane du professeur, prévue en novembre 2005. Lawoetey-Pierre Ajavon écrit ainsi une lettre au recteur de Guyane, le 13 septembre 2005 (http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=816). Il est bientôt confirmé que le déplacement en Guyane d’Olivier Pétré-Grenouilleau est annulé (communication de Fernand Marchitto, professeur d’histoire-géographie, responsable de la formation continue en Guyane, en date du 22 septembre 2005, texte publié sur le site http://blada.com/boite-aux-lettres/courrier/2020.htm). Alors qu’Olivier Pétré-Grenouilleau participe à un colloque, à l’institut néerlandais, à Paris, le 10 novembre 2005, le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais invite ses membres et ses sympathisants à « faire part de leur indignation, dans le calme, directement à Pétré-Grenouilleau » et à signifier leur colère auprès de la directrice de cet établissement (voir le texte publié par le collectif : http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=499).

L’« affaire Pétré-Grenouilleau » s’inscrit dans un contexte très tendu où les débats sur la colonisation et l’article 4 de la loi du 23 février 2005 (sur le « rôle positif de la colonisation ») et sur la « fracture coloniale » interfèrent avec les réflexions sur les causes des émeutes des banlieues. Les positions se maximalisent et aboutissent bien souvent à une grande confusion. Les journaux, les hebdomadaires multiplient mises au point et dossiers sur ces sujets, sans toujours apporter les éclairages nécessaires. Dans ce maelström, le livre de Claude Ribbe, Le Crime de Napoléon(Éditions Privé), un des acteurs majeurs du collectif qui attaque en justice le professeur Pétré-Grenouilleau, suscite la consternation. Son livre est présenté en des termes particulièrement déconcertants et scandaleux sur le site officiel de Claude Ribbe : « Cent quarante ans avant la Shoah, Napoléon a utilisé les gaz pour exterminer la population civile des Antilles. Il a livré vivants des milliers d’Antillais en pâture à des chiens. Napoléon a créé des camps de concentration en Corse et à l’île d’Elbe où son[t] morts des milliers de Français d’Outre-mer. Il a fait vendre d’anciens soldats de la République enchaînés au fond des cales. Il a rétabli la traite négrière que la Révolution avait abolie, provoquant la mise en esclavage dans les colonies françaises d’au moins deux cent mille Africains et la mort d’un million d’autres. » (http://www.claude-ribbe.com/ouvrages.htm).
Lorsque paraît l’ouvrage, l’auteur vient pourtant d’être nommé, par arrêté du Premier Ministre, en date du 10 novembre 2005, membre pour trois ans de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (http://www.commission-droits-homme.fr/presentationcncdh_fr/CommissionNationale_.html) !

Les thèmes et les débats suscités par le livre d’Olivier Pétré-Grenouilleau dans les revues scientifiques trouvent en décembre 2005 un écho bien plus large. Quelques semaines après que l’ouvrage a reçu le grand prix d’histoire des dix-neuvièmes prix Chateaubriand - La Vallée-aux-Loups (16 novembre 2005, jury présidé par Marc Fumaroli : http://www2.cg92.fr/chateaubriand/Grand_prix_histoire/resultats.htm), le 12 décembre 2005 est publiée la « pétition des 19 » (Jean-Pierre Azéma, Élisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro, Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf, Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock). « Émus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs » (extrait du texte qu’on trouve notamment sur le blog de Pierre Assouline, http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2005/12/lhistoire_aux_h.html), les 19 rappellent certains principes et demandent, dans un geste spectaculaire et radical, l’abrogation des lois du 13 juillet 1990 (loi Gayssot « tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe » et qui, dans son article 24, punit « ceux qui auront contesté [...] l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité), du 29 janvier 2001 (loi qui reconnaît le génocide arménien), du 21 mai 2001 (loi Taubira), du 23 février 2005 (loi dont l’article 4 demande aux programmes scolaires de mettre en valeur le « rôle positif de la colonisation »). Selon les auteurs de cette pétition, ces lois - même si les finalités en sont diverses - ont le tort d’imposer des limites aux historiens, de restreindre leur liberté. Dans une interview au quotidien 20 Minutes, René Rémond expose les raisons de la mobilisation des 19 : « L’affaire Pétré-Grenouilleau a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : ce très sérieux spécialiste de l’esclavage est poursuivi par des associations afro-antillaises qui, s’appuyant sur la loi Taubira, l’accusent de révisionnisme. Son seul tort est d’avoir dit que l’esclavage était certes un crime contre l’humanité mais pas un génocide. » (interview du 21 décembre 2005, publiée sur le site Internet du journal : http://www.20minutes.fr/journal/france/article.php?ida=68138). Ces propositions ne font cependant pas l’unanimité. Elles sont même dénoncées par une autre pétition (20 décembre 2005) signée par plusieurs personnalités autour de Serge Klarsfeld. Les historiens sont divisés. Le Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire, dont le manifeste a été adopté le 17 juin 2005, partage avec les 19 « l’inquiétude suscitée par la ‘multiplication des procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs’ » mais ne veut pas attribuer à « l’historien le pouvoir exorbitant de régenter la mémoire ». Gérard Noiriel, un des animateurs de ce comité, refuse de mettre sur le même plan « une loi qui fait l’apologie de la colonisation avec celles qui condamnent le racisme, l’esclavage, les persécutions de masse ». « Croire qu’il suffirait d’abroger des lois traitant du passé pour mettre fin aux dérives mémorielles actuelles est une grave illusion », selon le directeur d’études de l’École des hautes études en sciences sociales (texte de Gérard Noiriel, disponible sur le site http://cvuh.free.fr/debat/noiriel.liberte.historien.html).

Cependant, un très large consensus s’établit dans la communauté historienne autour de la nécessité de soutenir Olivier Pétré-Grenouilleau, professeur reconnu en France et à l’étranger (voir la liste de ses travaux sur le site de l’Université de Bretagne Sud : http://www.univ-ubs.fr/solito/labora/equipe/petre.htm). Le débat scientifique est nécessaire mais les historiens rejettent les invectives et l’inquiétant et absurde procès fait à la recherche historique.

Postface :

-  L’historien échappe au procès grâce à Elkabbach.
OPG s’exprimera sur Europe 1 en début de semaine.
Libération, 4/2/2006

- Patrick Karam devait annoncer lors d’une conférence de presse, vendredi 3 février, le retrait de la plainte
qu’il avait déposée à l’encontre d’Olivier Pétré-Grenouilleau. Le Monde 06/02/2006

Par Luc Daireaux

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