Chaque année, le Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, lieu de rencontre et d’échange unique dans le paysage de la recherche française, rassemble environ cinq cents participants parmi lesquels des universitaires issus de très nombreuses disciplines : histoire, géographie, sciences, ethnologie, anthropologie, préhistoire et protohistoire, archéologie, philologie, histoire de l’art, environnement, etc. Il accueille également des jeunes chercheurs (dont c’est parfois la première intervention publique) et des érudits locaux membres de sociétés savantes. La confrontation des regards, des expériences et des approches méthodologiques explique la singularité du congrès du CTHS.

Le congrès se tiendra les 9, 10 et 11 mai 2019 sur trois sites :
1) au Musée des civilisations européennes et méditerranéennes (MUCEM), 2 endroits : I2MP, fort Saint-Jean et auditorium
2) sur le campus marseillais de l’EHESS à la Vieille Charité,
3) au Musée d’Histoire de Marseille. 

Il est organisé en partenariat avec la Fédération historique de Provence, la Ville de Marseille, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH), Aix-Marseille université (AMU), le ministère de la Culture, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la Région Hauts-de-France (Structure fédérative de recherche Numérique et patrimoine), le Festival du Jeu de l’oie.

Qu’ont en commun un meeting politique animé par l’hologramme d’un candidat, le lancement d’une fusée virtuelle avant celui d’une fusée réelle à Kourou, la visualisation numérique de la grotte Cosquer ou des étapes de la construction de la cathédrale d’Amiens ? 

  • Leur point commun est de construire des relations entre nous et le monde qui nous entoure, en articulant le réel et sa représentation, le réel et son imaginaire dans un processus cognitif propre à l’être humain. Ces productions de l’imagination créent des abstractions par rapport à la réalité, et en même temps, elles nous donnent une possibilité d’actualiser dans les faits quelque chose qui existe dans notre esprit.
  • Ces modalités virtuelles qui construisent ces liens entre le réel et sa représentation ne sont pas récentes : certaines sont classiques comme des objets ou des images censées évoquer un monde lointain ou des personnes disparues, d’autres sont plus expérimentales comme les jeux qui nous font pénétrer dans des civilisations disparues ou des courses hippiques virtuelles. Avec les développements technologiques, l’avènement du numérique et des technosciences, les possibilités de virtualisation prennent une autre dimension, elles constituent des espaces d’expérimentation dans les domaines de plus en plus variés, du commerce à la médecine, de l’armée à la finance, ou encore de la sauvegarde du patrimoine à l’enseignement. Et elles débouchent sur l’essor rapide de l’intelligence artificielle. 
  • Le congrès du CTHS propose une réflexion sur la virtualisation du monde, sur l’histoire et le statut contemporain du virtuel, sur ses conséquences directes sur le fonctionnement et l’organisation de nos sociétés, ainsi que sur les réceptions sociales de ces représentations construites, en fonction d’un ordre social, politique et éthique donné.Quelques temps forts

 

  • jeudi 9 mai à partir de 14 heures au Musée d’Histoire de Marseille
    – Conférence inaugurale, Mme Sophie CHEVALIER,
    – Du réel au virtuel : le patrimoine à l’ère numérique, M. Philippe BÉLAVAL, Président du Centre des monuments nationaux, 
    – Du terrain de fouilles au musée : reconstitutions authentiques et plus-value des restitutions numériques, M. Manuel MOLINER, Responsable du service archéologique de MarseilleVendredi 10 mai à 17 heures à l’auditorium du Mucem : Histoire critique des humanités numériques, M. Pierre MOUNIER, Directeur adjoint pour l’international du Centre pour l’édition électronique ouverte (CLEO-OpenEdition)Samedi 11 mai à 10 heures à l’auditorium du Mucem : L’épreuve des siècles : Notre-Dame de Paris, docu-fiction historique, production Programm33, sortie prévue en 2019, projection d’extraits inédits, par Emmanuel Blanchard, réalisateur
  • À 15h30 à l’auditorium du Mucem : 3D dans la grotte Cosquer, M. Michel OLIVE, Chargé de l’iconographie archéologique et de la diffusion à la Direction régionales des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, service de la recherche archéologique (DRAC-PACA-SRA)
  • À 16h30 à l’auditorium du Mucem : Pour un humanisme numérique, M. Milad DOUEIHI, Professeur des universités en histoire des religions à l’université Paris IV – Paris-Sorbonne, Titulaire de la chaire d’humanisme numérique

Des billets de 20% de réduction sur les tarifs SNCF sont à votre disposition, sur demande.

Le congrès se tiendra sur quatre sites simultanément :

au Musée des civilisations européennes et méditerranéennes (Mucem) : 7 Promenade Robert Laffont, 13002 (pour l’auditorium) et au Fort Saint-Jean – Institut méditerranéen des métiers du patrimoine (I2MP) – Tour du roi René (pour les autres salles) 201 quai du Port, entrée basse
Métro : M2 (Vieux-Port ou Joliette) puis 10 min de marche environ
Bus : 82 et 82S (Littoral Major ou Fort Saint-Jean) ; 60 (Littoral Major ou Fort Saint-Jean) ; 49 (Église Saint-Laurent, Littoral Major ou Fort Saint-Jean)
Tramway : T2 (République, Dames ou Joliette) puis 15 min de marche environ
Parking payant : entrée Quai de la Tourette 

au Centre de la Vieille Charité : 2 Rue de la Charité, 13001
Depuis le Vieux-Port ou le MUCEM, 15 min à pied environ
Bus : 49 (Major)
Parking payant : Montbrion (accès rue de la République) ou Hôtel de Ville

au Musée d’Histoire de la ville de Marseille (accueil du Congrès) : 2 Rue Henri Barbusse, 13002
Métro : M1 (Vieux-Port ou Colbert) ou M2 (Noailles)
Tramway : T2 ou T3 (Belsunce-Alcazar)
Bus 31, 49, 57, 70, (Canebière-Bourse) 80 (Vieux-Port)
Parking payant : Centre-Bourse

Renseignement transports à Marseille : www.rtm.fr
N.B. : les tickets sont valables pendant une heure dans tous les transports en commun de la ville mais limités à un seul accès métro.