vendredi 11 mars 2005, par
A l’occasion d’une journée de formation à destination d’enseignants suisses je propose une réflexion sur les TICE et l’enseignement de l’histoire. Toute critique est la bienvenue.
Introduction : le sujet et les problématiques ?
1ère partie : enseigner avec Internet : quelles typologies ?
I-1 Internet pour l’enseignant
I-2 Internet pour l’élève
2ème partie : TIC - Didactique - Innovation : réflexions sur « Internet et enseignement de l’histoire »
II-1 Les pratiques : les TIC pour « faire de l’histoire »
II-2 Inversons les rôles : l’histoire pour « faire des TIC »
Conclusion générale
Les sources
« Internet et l’enseignement de l’histoire » n’est pas, loin s’en faut un sujet nouveau puisque les interrogations sur ce couplage sont contemporaines de l’émergence de l’Internet dans l’enseignement (du moins en France) vers 1994 - 1996 [1].
« Internet et l’enseignement de l’histoire » est un sujet que je suis obligé de circonscrire à la France et, un peu, aux espaces francophones des pays limitrophes, Belgique et Suisse. Une obligation liée à l’étendue du sujet et aux limites de mes propres compétences, linguistiques et surtout didactiques. De même je me limiterai aux niveaux collège et lycée français, ce qui, en Suisse [2] correspond aux 6° à 9° années du cycle obligatoire et au Gymnase
« Internet et l’enseignement de l’histoire » est un sujet que je traiterai à partir de mon expérience d’enseignant de lycée, d’intervenant en formation continue et, surtout, de Clionautes. En effet j’appartiens depuis le début à la liste H-Français (qu’il m’arrive aussi de modérer) et je suis l’un des fondateurs de l’association « Les Clionautes »... cette double « allégeance » [3] (8-)) m’ayant doté d’une certaine « expérience » en la matière...
Enfin, « Internet et l’enseignement de l’histoire » est un sujet assez vaste qu’il convient de cerner et de préciser. En accord avec Jean-Daniel Goumaz :
dans une première partie nous balayerons les types d’usage de l’Internet dans le cadre de l’enseignement de l’histoire (pour l’enseignant puis pour l’élève), ce nous qui servira de socle concret pour notre seconde partie...
dans une seconde partie nous engagerons une réflexion sur le sujet et mettrons en relation, à propos de l’enseignement de l’histoire, TIC, pédagogie, didactique et innovation
Je propose de nous donner 2 problématiques, que j’appuierai sur 2 postulats initiaux, volontairement outranciers :
on peut se demander si les TIC (et donc Internet) induisent des changements de pratiques d’enseignement ? Dans l’outrance le postulat de départ pourrait être NON, résolument NON car les TIC, quand elles sont utilisées, le sont dans le cadre de pratiques solidement ancrées et maîtrisées, donc, à priori, immuables !
on peut aussi inverser la problématiques précédente et se demander si l’histoire, notre discipline enseignée, dans ses objets et ses méthodes, n’influence pas notre pratique des TIC et n’aide pas à mieux dominer l’Internet ? Encore une fois soyons borné et affirmons que non, et que décidément histoire et Internet ne sont pas fait pour s’entendre !
Introduction
Nous le savons : toute typologie contient ses propres faiblesses, pas tellement par les regroupements proposés mais plutôt par les critères ayant présidé au choix. Dans notre cas, les 2 typologies proposés reposent sur les usages pédagogiques (on aurait pu entrer par les outils, par les compétences mises en œuvre, etc.).
Je propose une typologie pour le professeur et une autre pour l’élève.
I-1 Internet pour le professeur d’histoire
Une étude de cas : la liste H-Français
Fondée en octobre 1996 par quelques passionnés experts mené par François Jarraud, la liste « Clio » est devenues H-Français un an plus tard. C’est :
une communauté virtuelle : 1400 colistiers ; une moyenne de 15 messages par jour (hors vacances) ;
une liste modérée et archivée : ça n’est donc pas un forum ; une ligne éditoriale est maintenue ; les débats et les messages sont publics ;
un réseau d’échanges : sur la culture scientifique ; d’informations et de productions ; de pratiques et de réflexions didactiques...
un relais par une association (les « clionautes ») et un site Web (www.clionautes.org/spip)
A travers cet exemple et en se fondant sur des années d’échanges au sein de cette communauté virtuelle on peut tirer une typologie des usages de l’Internet selon 3 axes (qui ne seront que présentés et non développés).
Entrée 1 : Internet a renouvelé en profondeur l’accès à l’information scientifique et professionnelle
C’est l’Internet « outil de documentation ». Par exemple :
se tenir informé de l’état de la recherche
compléter sa formation et sa culture scientifique
trouver des données historiques
recueillir des information pédagogique (programmes, séquences, etc.)
A ce titre un bel exemple de diffusion de la recherche vers le ’grand public’ est l’Institut du Temps Présent (http://www.ihtp.cnrs.fr/) [4].
Signalons aussi que l’accès aux ressources se diversifie et que, à coté des ressources gratuites (mais souvent limitées), se développent des systèmes d’accès soit payant soit à accès restreint et conditionnel... Ce mode d’accès sera de plus en plus développé et il faut en tenir compte [5].
Entrée 2 : Internet, par le dialogue distant, contribue à enrichir les autres / s’enrichir soi-même
C’est l’Internet « outil de communication ». Par exemple :
participer à des forums
participer à des listes de diffusion / discussion
utiliser les nouvelles plates-formes de travail collaboratif
Entrée 3 : Internet permet de créer pour les élèves / avec les élèves des documents multimédia.
C’est l’Internet « outil de production ». Par exemple :
produire et diffuser des documents
produire et mettre à disposition des pages Web
utiliser un intranet
Attention il s’agit d’un énoncé des possibilités... qu’en est-il de la réalité de l’appropriation ? Nous le verrons en 2nde partie.
I-2 Internet pour les élèves dans le cadre du cours d’histoire
Judith Harris [6] (chercheuse en éducation aux Etats-Unis à l’université d’Austin) a distingué dans le milieu des années 90 trois ’familles’ d’usages de l’Internet si on se place du coté de l’activité de l’élève (chacune de ces familles se subdivisant en sous-activités). Ce travail de classification privilégiait avant tout le courrier électronique, à une époque où les technologies de l’Internet n’étaient pas encore aussi avancées qu’aujourd’hui. En croisant ce travail avec d’autres essais de typologies (parmi lesquels les didacticiens canadiens de l’université de Montréal) on peut retenir 5 catégories d’usages :
la communication interpersonnelle
la cueillette d’information et la recherche documentaire
le travail en équipe et la résolution de situation problème
la publication sur le Web
l’auto apprentissage
Il s’agit d’usages généralistes de l’Internet éducatif. Nous verrons surtout leurs adaptations à l’enseignement de l’histoire.
La communication interpersonnelle : c’est la mise en relation enrichissante des élèves entre eux, avec leurs enseignants, avec des personnes ou groupes externes. On utilise la communication synchrone (visioconférence ; IRC ou Chat ) ou la communication asynchrone (courrier électronique ; forum). Dans le cadre du cours d’histoire elle se décline surtout de 2 façons :
La cueillette d’information et la recherche documentaire : cette activité est la plus répandue actuellement. Soit par la cueillette de données de première main, exploitables ensuite par les élèves ; soit par la recherche de documentation qu’il faut trouver, traiter et restituer [7].
Quelques exemples : l’exploitation du site « la couleur des larmes » http://www.didactique-histoire.net/janv_2001.html ; un travail sur le G8 http://www.globaleducation.ch/francais/pages/L_G8.htm ; etc. Signalons aussi le développement de sites qui intègrent clairement histoire et enseignement dans une approche résolument pédagogique, comme « Louvre.edu » (www.louvre.edu) [8].
Pensons aussi à quelques pistes moins explorées (j’en cite 2) :
A ce moment la spécificité de l’histoire peut largement s’exprimer (cf. la 2nde partie).
Le travail en équipe et la résolution de situation-problème : les élèves sont réunis en équipes de travail (locales ou éclatées au 4 coins de la planète) et doivent traiter des situations-problème [9] (le terme anglais "problem solving’ se traduit mal par "résolution de problèmes"). L’Internet favorise le travail collaboratif. Cette activité débouche souvent sur de la création Web. Très difficile à intégrer dans la conception française de l’enseignement de l’histoire, ce type d’activité s’adapte bien aux approches anglo-saxonnes, belges et suisses ( ?) de l’enseignement de l’histoire.
Il existe plusieurs pistes :
La publication sur le Web : l’élève devient à son tour « producteur de savoirs ». Cela a pris une extension très importantes (avec les IDD et les TPE en particulier) : voir par exemple le travail sur Léni Riefenstahl. Notons aussi que les outils de mise en ligne progressent et mettent la mise en ligne de travaux rapidement et facilement à la portée des élèves [10].
Apprentissage et auto apprentissage : le Web devient outil / auxiliaire pédagogique : cf. les pages de Eric Dromer ; de Marie Curie. Signalons le développement des espaces de travail collaboratif (de type serveur Quick Place ; « cartables électroniques » ; etc.). Ex. le Log
Conclusion de la première partie
Pour lui-même ou avec ses élèves, l’enseignant d’histoire peut utiliser Internet dans sa dimension « espace de documentation », « espace de communication » ou « espace de production ». Aucune de ces dimensions n’est complètement nouvelles et aucune n’a relégué au rang d’antiquité les espaces plus traditionnels (la bibliothèque ; le courrier papier ; la production livresque ou journalistique...). Mais Internet offre 2 avantages fondamentaux, la contraction de l’espace (la globalisation), et la contraction du temps (l’instantanéité), qui nous obligent à repenser la dimension civique de notre enseignement [11]. En ce sens Internet a introduit de la subversion dans l’enseignement en général et dans celui de l’histoire en particulier.
Introduction
Dans la première partie des pistes ont été tracées ; des possibilités ont été ouvertes... On était dans le domaine du possible. Qu’en est-il réellement ? Quel état des pratiques ? Quelle influence de l’Internet sur les pratiques ? Quelle influence de l’histoire (et ses méthodes) sur la pratique de l’Internet ?
II-1 Les pratiques : les TIC pour « faire de l’histoire »
Abordons la question des liens entre TIC (ici Internet) et enseignement de l’histoire sous la forme de 3 questions [12] :
Les TIC répondent-elles aux finalités de l’enseignement de l’histoire ?
Les TICE modifient-elles les pratiques pédagogiques du professeur d’histoire ?
L’usage d’Internet en histoire peut-il se « banaliser » dans les cadres actuels de fonctionnement de l’école ?
II-1-1 Les TIC répondent-elles aux finalités de l’enseignement de l’histoire ?
On peut énoncer 4 finalités à l’enseignement de l’histoire :
transmettre des savoirs (constructeurs d’une citoyenneté et d’une identité)
aider à la compréhension d’un monde qui se globalise
aider à insérer l’individu dans la cité (l’histoire est civique)
faire acquérir des méthodes d’analyse de l’information
La réponse est OUI, les TIC, et notre première partie l’a montré, y trouvent toute leur place ! Mieux même, le recours aux TICE entraîne une réflexion épistémologique sur l’Histoire. En effet le recours aux TIC est censé centraliser l’attention sur le traitement de l’information (rappel : c’est le sens premier du mot informatique), or, de nombreuses observations [13] menées montrent qu’un écueil nous guette, celui consistant à privilégier la collecte de l’information et non son traitement ! Cela n’est pas tellement une question de critique des sources (cf. plus loin) mais plutôt d’usage fait de l’information collectée. Par exemple on se rend compte que les élèves (et leurs enseignants) trouvent l’information recherchée, mais que très souvent celle-ci n’a rien d’historique, qu’elle n’a pas le statut de document ou de source historique mais qu’il s’agit d’informations de 2nde main, prédigérées par l’auteur du site. Cela ne nous viendrait pas à l’idée de bâtir un cours d’histoire entièrement sur les pages écrites par les auteurs du manuel que l’on utilise... et pourtant c’est ce qui est souvent fait à partir de travaux utilisant le Web documentaire !
II-1-2 Les TICE modifient-elles les pratiques pédagogiques du professeur d’histoire ?
Revenons au cas de H-Français et plus généralement aux listes de diffusion : H-F, avec son caractère de communauté virtuelle contribue-t-elle à faire évoluer les pratiques professionnelles, surtout celles liées aux TIC ? D’après Béatrice Drot-Delange [14] la réponse est plutôt négative : « les listes [ne font pas] "évoluer les pratiques professionnelles" de façon très profonde, mais plus certainement de manière incrémentale ». Mais elle reconnaît aussi la difficulté d’analyser en profondeur leur impact sur les pratiques quotidiennes en classe. Elle évoque aussi le fait que les abonnés ne reflètent pas leur corps professionnel puisque la part des « experts » et des « surinvestis » est écrasante et que l’un de ressorts de la participation ou de la non-participation à la liste est celle de la « compétence ».
L’outil informatique (et Internet en particulier) n’induit pas en lui-même des pratiques innovantes. Parfois même (un bon exemple est l’usage du vidéoprojecteur ou du tableau électronique) les TIC renforcent et optimisent la pédagogie frontale (attention, cela n’est pas une critique puisque la pédagogie frontale a sa place dans le panel des pratiques à notre disposition). Certains sont plus méchants et vont plus loin : « vouloir introduire les TIC dans un cadre traditionnel n’a réussi jusqu’à présent qu’à produire l’instrumentalisation de l’objet » [15].
Par contre, inscrites dans une pédagogie de projet, les TICE peuvent induire des pratiques innovantes ; on constate par ailleurs assez nettement une corrélation entre les pratiques liées à la pédagogie du projet et le recours aux TICE. En d’autres termes, un enseignant qui pratiquent déjà des pédagogie fondée sur le projet et la mise en autonomie des élèves passera assez aisément à un usage raisonné et raisonnable des TIC.
Ainsi force est de constater le caractère (parfois) subversif de l’Internet sur un terrain inattendu : le rôle de l’enseignant détenteur d’un savoir à dispenser en prend un coup [16] !
II-1-3 L’usage d’Internet en histoire peut-il se « banaliser » dans les cadres actuels de fonctionnement de l’école ?
On a évoqué plus haut la pédagogie du projet : celle-ci a-t-elle sa place et peut-elle se développer réellement en se satisfaisant des horaires dévolus à l’enseignement de l’histoire ; des salles de classe et de leur actuel équipement ; de l’organisation des services des enseignants ; des examens de fin de cycle ; etc. ?
La réponse n’est pas facile mais il semble que non : les cadres actuels s’y prêtent mal. De nombreux enseignants « experts » dans l’usage des TIC revendiquent des transformations structurelles (par exemple des horaires modulaires et globaux) [17]. Pour preuve en lycée ce sont les TPE (nouvelles formes d’organisation du travail scolaire) qui concentrent massivement les usages de l’Internet !
Conclusion
Notre 1ère problématique était : les TIC (et donc Internet) induisent-elles des changements de pratiques d’enseignement en histoire ? La réponse pourrait être la suivante :
Internet est largement utilisé dans le cadre de l’enseignement de l’histoire (bien plus que ne l’ont jamais été les outils multimédia ou les programmes conçus pour enseigner l’histoire
cet usage se fait encore largement dans des cadres pédagogiques et une pratique relativement conventionnels alors qu’Internet devrait, au contraire, susciter des pratiques fondées sur le projet et l’autonomie ;
il y a donc des blocages dont on peut voir qu’ils sont moins du coté des outils que dans les structures actuelles de l’enseignement et dans la perception de cet enseignement qu’en ont aussi bien les élèves que les enseignants (et plus généralement la société à voir le point suivant). La formation (initiale et continue) joue aussi un rôle ; des éléments de progrès existent : IDD et TPE par exemple.
II-2 Inversons les rôles : l’histoire pour « faire des TIC ».
Abordons pour terminer notre 2° problématique initiale : l’histoire, dans ses objets et ses méthodes, influence-t-elle notre pratique des TIC et aide-t-elle à mieux dominer l’Internet ? La réponse peut être dialectique et opposer des arguments pour le OUI à des arguments pour le NON.
NON l’histoire dans ses objets et ses méthodes, n’influence pas particulièrement notre pratique des TIC et ne nous aide pas forcément à mieux dominer Internet.
OUI l’histoire dans ses objets et ses méthodes, influence notre pratique des TIC et nous aide à mieux dominer Internet. Partons d’une étude de cas précise et exemplaire : que faire face aux sites négationnistes ? Nous le savons, au grès de recherches les élèves peuvent être confronté au négationnisme : doit-on ’anticiper’ et présenter (pour les réfuter) des pages Web révisionnistes ? Dans un dossier consacré à la Shoah, Gilles Kamarzin répond non, absolument non (http://www.cafepedagogique.net/shoah/index.php) mais il laisse en suspend « la question de ce qu’il faut faire si l’on est contraint d’aborder le sujet du négationnisme, par exemple si un élève mentionne qu’il a trouvé du matériel négationniste sur l’Internet » en disant qu’elle « reste à traiter ». Ainsi l’historien se confronte constamment à la question des sources et il dispose de la formation critique nécessaire. Or, on l’a vu avec le négationnisme, Internet renouvelle complètement la question de l’analyse des sources puisqu’il est sans frontière, libre et ouvert. Se pose dès lors la question de l’identification des sources, de leur analyse en terme de crédibilité, de partialité / impartialité, etc. L’historien se doit d’apporter son regard et sa compétence. L’historien peut aussi apporter une expertise dans le traitement analytique mais surtout synthétique de l’information recueillie. Pour le moment force est de constater que le géographe semble mieux opérer, pour le moment, ces traitements (données statistiques brutes ; imagerie satellitaire par exemple).
Conclusion de la seconde partie
Il semble que l’histoire enseignée, dans ses objets et méthodes, peut jouer un vrai rôle dans une meilleure appropriation des TIC et plus particulièrement d’Internet à condition de moins privilégier le savoir et de jouer à fond la carte de l’analyse critique, de la démarche citoyenne et de la mise en situation.
Arrivée à la fin de cet exposé que doit-on retenir sur le couple « Internet et enseignement de l’histoire » ? Je crois que 4 points sont fondamentaux :
il y a des espaces où s’engouffrer pour « faire de l’Internet » avec les élèves ou plutôt pour faire faire de l’histoire avec Internet aux élèves en se souvenant que l’Internet n’est pas qu’une immense base documentaire et que d’autres pistes sont ouvertes ;
l’un des obstacle majeur à l’utilisation « pédagogiquement efficace » d’Internet en classe est la conception de celle-ci et de son enseignement qui domine dans le corps social : en gros l’histoire s’apprend mais ne se fait pas. Une réflexion épistémologique et des changements en profondeur sont souhaitables ;
pédagogiquement encore Internet devrait être intégré dans une démarche de projet pour trouver toute sa mesure ; le rôle de l’enseignant change (« le fameux « facilitateur de savoir » ! ) ;
l’usage d’Internet sur-développe la dimension civique de l’enseignement de l’histoire : c’est un fait... est-il admit ? S’accorde-t-il avec les conceptions dominante de notre enseignement ?
Alors tout cela : comment faire ? Pour conclure je dirai que la clef d’une intégration raisonnée et raisonnable d’Internet dans sa pratique passe par la mise en réseau des enseignants et la mutualisation des compétences, des ressources et des idées... en utilisant Internet, ses listes de discussion ou de diffusion, ses espaces de travail collaboratif, etc.
Ce sont les sources dont je me suis servi pour cet exposé. Liste non exhaustive, loin s’en faut !
Béatrice Drot-Delange, « Internet , outil d’identité professionnelle des enseignants ? », Exposé au séminaire 2000-2001 « Technologies de l’information et de la communication et éducation, INRP, http://www.inrp.fr/Tecne/Rencontre/Drot/index.htm
Béatrice Drot-Delange, « Etude des listes de diffusion », http://perso.wanadoo.fr/beatrice.drot-delange
Recherche documentaire sur Internet, site du ministère français : http://www.educnet.education.fr/dossier/rechercher/default.htm
Le site canadien « Chercher pour trouver » : http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/
Le café pédagogique : http://www.cafepedagogique.net/
Le magazine l’EPI : http://www.epi.asso.fr/ver1024/acc-ie.htm
La revue « MEDIALOG » : http://www.ac-creteil.fr/medialog/. Avec entre autre :
La revue « AC-TICE » : http://ciel5.ac-nancy-metz.fr/ac-tice/. Avec entre autre :
« J’enseigne l’histoire-géographie avec Internet » (CRDP de Bretagne, 2001, 96 p.) et « Concevoir des projets pédagogiques avec Internet » (CRDP de Bretagne, 2000, 96 p.)
« Enseigner l’histoire en salle multimédia, un nouveau métier ? » http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/histgeo/pedago/inrp/nantes.htm (nov. 2001)<
L’annuaire des listes de diffusion francophones : http://www.francopholistes.com/
La liste H-Français : http://www2.h-net.msu.edu/ francais/
Le site de Gilles Badufle « SOSHG » : http://soshg.free.fr/
« Les enseignants et les TICE » in Education et formation n°56 (avril-juin 2001), « Photographie du corps enseignant à la fin des années 90 », MEN. En particulier « TICE et histoire-géographie, les usages d’Internet » par l’IDEN JF Grandbastien, p. 143 et suivantes.
« Comment évaluer l’apport des TIC à l’enseignement ? », actes des Assises de Poitiers, 15-16 décembre 2000, 275 p.
« Tice et environnements de travail en histoire-géographie », journées de réflexion des Interlocuteurs académiques en Nouvelles Technologies, Marseille, 25-26 mars 2003 (http://www.listes.educnet.education.fr/wws/info/iantehg à accès réservé)
Les dossiers de l’Ingénierie éducative, éditions Scérèn du CNDP. Sur le web : http://www.cndp.fr/dossiersie/. En particulier les n° 41 « communautés et réseau locaux » (pages de liens) ; n°37 « médias en ligne » (pages de liens) ; n°36 « communautés en ligne » (pages de liens) ; n°34 « les TPE » (pages de liens)
[1] (François Jarraud, « Internet, communication et enseignement de l’histoire », 1995, http://www.fdn.fr/ fjarraud/page1.htm, dont à la fois la clairvoyance mais aussi une légère désuétude pourra vous ravir).
[2] http://macalecole.free.fr/ECOLES/sy...
[3] Voir les sources.
[4] Par exemple le dossier sur l’URSS et les paysans entre 1918 et 1929 : http://www.ihtp.cnrs.fr/dossier_cam...
[5] En France le Ministère a mis en place un système expérimental appelé Espace Numérique des Savoirs (ENS) destiné à offrir aux établissements scolaires des bases de données accessibles gratuitement, soit par l’édition privée, soit par des services publics : voir : http://www.educnet.education.fr/res... ou http://www.ac-creteil.fr/matice/int...
[6] Voir http://emissary.ots.utexas.edu/emis...
[7] Voir la conférence de JD Goumaz du jeudi 15 mai.
[8] Voir à ce propos : www.ac-versailles.fr/pedagog...
[9] Voir http://www.didactique-histoire.net/...
[10] Voir les travaux sur KEEBOO (www.keeboo.com/) : http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/h... ou http://www.crdp.ac-grenoble.fr/doss... ou http://www.clionautes.org/archives-... . Voir aussi SPIP (conférence de C Jeanbouquin du mercredi 14 mai.
[11] « Les TIC sont alors intégrées dans une forme différente de penser le temps, l’espace et le lien social » : CAFE n°23, Françoise CROS, Université de Paris V/INRP http://www.cafepedagogique.net/disc...
[12] Un étude intéressante : « Enseigner l’histoire en salle multimédia, un nouveau métier ? » par Yannick Le Marec, Nadia Marchand et Hervé Bois http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/h... (nov. 2001)
[13] « Tice et environnements de travail en histoire-géographie », journées de réflexion des Interlocuteurs académiques en Nouvelles Technologies, Marseille, 25-26 mars 2003. Voir aussi « Les enseignants et les TICE » in Education et formation n°56 (avril-juin 2001), « Photographie du corps enseignant à la fin des années 90 », MEN. En particulier « TICE et histoire-géographie, les usages d’Internet » par l’IDEN JF Grandbastien, p. 143 et suivantes.
[14] CAFE n°14 http://www.cafepedagogique.net/disc... Béatrice Drot-Delange, formatrice à l’IUFM de Rennes, a soutenu le 21 novembre 2001 la première thèse d’Etat française sur les listes de discussion pédagogiques. Ce travail pionnier permet de faire un premier point sur le rôle et l’efficacité de ces nouveaux outils. http://perso.wanadoo.fr/beatrice.dr...
[15] CAFE PEDAGOGIQUE n°31, éditorial de Bruno Devauchelle formateur au Cepec : http://www.cafepedagogique.net/disc...
[16] Voir http://www.didactique-histoire.net/...
[17] « Les enseignants et les TICE , op. cit. (page 147).
[18] Se reporter à la conférence de Lyonel Kaufmann du vendredi 16 mai.
[19] Gérard Hugonie, conférence à l’IUFM du 22 septembre 2002 sur « Recherches en didactique et pratiques scolaires ». Voir : http://aphgcaen.free.fr/chronique/h... . Les Suisses aussi se posent ces questions : lire le rapport et les propositions pour le canton de Genève de Charles Heimberg : http://www.didactique-histoire.net/...
[20] Surtout si on compare avec le système britannique (par exemple) dont on peut se faire une idée avec : Teaching History Online (http://www.spartacus.schoolnet.co.u...) ou Active History (http://www.activehistory.co.uk/) ou encore SchoolHistory (http://www.schoolhistory.co.uk/).