| Synthèses thématiques des messages de la liste H-Français |
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Géographie Histoire
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Cette synthèse porte sur les messages diffusés sur la liste de discussion H-Francais de juin à août 2001 à propos des nouveaux programmes d'histoire et de géographie de seconde. Synthèse par François Jarraud Rappel : L'association des Clionautes a publié un butinage concernant les anciens programmes de géographie et d'histoire peut être réutilisé dans le cadre des nouveaux programmes. C'est le cas de tous les liens d'histoire. C'est le cas également de nombreux signets en géographie : environnement, population etc. http://www.clionautes.org/profs/renau/butine/butinage.htm Les manuels Une analyse des manuels de seconde : analyses approfondies et croisées des manuels réalisées par plusieurs Clionautes est en ligne :http://www.clionautes.org/salledes/manuels/seconde.htm A ces manuels s'ajoutent des cédéroms,
présentés ainsi par Jean-François Joly :
La progression Un exemple de programmation et plus en détails, une programmation de géographie. Un travail intéressant à consulter http://www.ac-grenoble.fr/histoire/programmes/lycee/classique/seconde/nvprog2.htm Lectures du programme : J.M. Darier présente l'interprétation du programme (http://www.education.gouv.fr/bo/2000/hs6/histgeo.htm) par son inspecteur : Quelques nouveautés : recommande de s'appuyer sur les 42 mots - clés; insiste sur la notion de document fondamental (à étudier de façon approfondie); insiste sur l'intégration du thème non traité dans un autre thème (par exemple : le christianisme dans l'introduction aux trois mondes de la Méditerranée au 12° siècle ; la démocratie athénienne lors du cours sur la Révolution). Les nouveautés du programme de géographie de seconde: · le but est d'initier les élèves à un raisonnement sur l'organisation de l'espace à différentes échelles par des études de cas contextualisées · comment les hommes aménagent-ils et occupent-ils la Terre, en tenant plus ou moins compte de l'environnement ? · Le mot " aménagement " est compris ici comme " ensemble des actions conduites par des acteurs spatiaux (individus, entreprises, collectivités), qui font évoluer l'organisation de l'espace. Le mot " environnement " est utilisé au sens large comme " tout ce qui entoure les hommes qui vivent en société, qui les influence et qui est influencé par eux. L'approche par étude de cas devient première et centrale. Elle marque l'entrée dans le thème. Une ou deux par chapitre. Elle repose sur l'étude de plusieurs documents (de 5 à 1 0 !). Elle doit occuper la moitié au moins du volume horaire total de chaque thème (soit au moins 3 heures sur les 6 heures de chaque thème). Il faut choisir des études de cas qui soient le plus généralisables possible. Les documents permettent, à différentes échelles, d'étudier des situations problématiques (certains documents posent des questions, d'autres complètent l'étude à différentes échelles). Que signifie le terme " contextualisées " ? : mises en perspectives à plus petite échelle (cad l'échelle mondiale) Exemple: étude de Mexico, sa croissance et ses problèmes ; puis, étude d'un planisphère pour voir quelles autres villes, quels autres espaces connaissent une situation semblable (ou au contraire présentent des situations différentes) Attention aux manuels! il faut privilégier ceux qui présentent des études de cas, à partir de documents géographiques (plutôt des cartes et des croquis, des photographies, des statistiques que des textes) · Quelle articulation entre cours et module ? le module peut être le lieu pour étudier un document particulièrement riche et difficile, comme une carte topographique) · Le thème introductif ouvre obligatoirement l'année: il permet d'introduire des mots - clés, repris et approfondis plus loin dans l'année. Ainsi l'inégale répartition des hommes est décrite mais non expliquée car elle l'est plus tard dans les autres thèmes. L'ordre de traitement des autres thèmes est libre. Philippe Le Ray(formation continue Pays de la Loire) propose sa lecture du programme sur cette page associée:
M Lohez propose de fusionner des thèmes dans des études de cas : Le thème nourrir les hommes et celui de l'eau sont étroitement liés, pourquoi ne pas les fusionner?: les liens: 1) dans la problématique de la gestion de ressources vitales, de la pénurie. 2) l'irrigation est une question croisée centrale et l'on s'épargnerait certaines redites 3) après quelques grandes données à l'échelles planétaire (disponibilités/ consommation), une grande étude de cas sur l'eau et l'agriculture autour de la Méditerranée permet aux collègues qui passent les concours de joindre l'utile à l'agréable. 4) Une étude de cas "humanitaire" (voir les pages d'ACF dont je parlerai bientôt) souligne encore mieux les liens entre ces deux thèmes et les situations géopolitique. Après il n'y a plus qu'à penser à relever l'habitat urbain (thème suivant). Voir également le compte-rendu d'un stage académique à Lyon signalé par Martine Pronesti http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/histoire/stages.html Et les modules : Réflexions des IPR et instructions à Nantes (signalé par J. Douillard) : http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/histgeo/inspecti/module99.htm Une suggestion de J.P. Cantos Comment désormais articuler l'heure de module avec les heures de cours, (puisque sur un thème il n'y aura qu'une heure de module), que faire dans cette heure de module? approfondir l'étude de cas avec des groupes de niveau différent pour respecter l'esprit originel des modules? faire autre chose déconnectée du thème pour approfondir les aspects purement méthodologiques. Une première piste de travail: j'ai pensé aux cahiers d'évaluations d'entrée en seconde que l'on a utilisé depuis quelques années ainsi que les compléments qui nous étaient adressés au milieu de l'année. Or souvent les activités proposées en géographie sont des mini-études de cas correspondant aux thèmes que nous avons à traiter. Ce serait alors l'occasion de réinvestir la démarche de l'étude de cas dans le cadre d'une heure et sur un autre sujet approchant avant de passer à la partie cours. Ce serait peut-être intéressant car je crains que les élèves ne saisissent pas bien les tenants et aboutissant de l'étude de cas principale à cause de sa durée. La séquence se terminerait par une évaluation globale après la partie cours. Ressources générales : Marc Lohez signale la refonte de la page du site
des cafés géographiques réservée au nouveau
programme de seconde : J Douillard publie sur le site de Nantes de la liste
des études de cas proposées par les différents manuels
de 2nde François Hervé signale sur le site académique de Rennes, une réflexion et de nombreux liens sur l'utilisation d'Internet pour les études de cas : ressources de l'Internet pour concevoir l'étude de cas; différents thèmes : nourrir les hommes, l'eau entre abondance et rareté, les sociétés face aux risques, les agricultures raisonnées (paysans du Chiapas, paysans des deltas), l'Afghanistan soumis aux lois des hommes et de la nature. http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/hist_geo/ResInternet/EtudeCas/EtCas-Seconde.htm Plus de six milliards d'hommes Frontière et population Marc Lohez
Frontiere : cours introductif population, frontiere , et gestion de l'eau par Marc Lohez
Un cours offert par Jean-Pierre Cantos J'ai mis en ligne un cours de géo
portant sur le premier thème du nouveau programme de seconde: plus
de 6 milliards d'hommes. Le manuel utilisé est le Nathan. Avec
le cours, il y a un module sur le repérage dans l'espace (Points
cardinaux, longitude, latitude) et une évaluation portant sur tout
le thème. Mais module et évaluation sont des fichiers word
monstrueux (4 et 3 méga-octets) et je pense qu'il y aura des problèmes
pour les récupérer. Je rappelle l'adresse de mon site perso: Et l'avis de Pierre Mallet : Je ne saurais assez remercier notre collègue Cantos d'avoir publié une leçon (6 milliards d'hommes) qui fait mon admiration et mon réconfort à quelques jours de la rentrée. Grâce à lui j'ai mieux compris comment mener une étude de cas. Quelques liens (François Jarraud) :
L'Etna, Sylviane Tabarly
L'eau entre abondance et rareté Thierry Sautier signale ce site du CNRS : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html : chaque dossier rassemble les données de base et les multiples pistes permettant d'approfondir le sujet. Le tout traité de façon résolument interdisciplinaire et multimédia (infographies, vidéos, sons, 3D...). Les dossiers seront mis à jour au fur et à mesure des développements de la recherche. André Rossignol : Le Monde du samedi 18 août 2001 publiait en p.2 une carte montrant le déficit des précipitations en Chine et au Japon. La source se trouve à : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/regional_monitoring/3cpnp2.gif A Nantes, dossier sur : un SAGE
(schéma d'aménagement et de gestion des eaux) : M.N.Peyrega
(lycée du Pays de Retz, 44 Pornic) a fait travailler ses élèves
de 2nde sur le bassin-versant de la baie de Bourgneuf. Documents originaux,
démarche pédagogique et travaux d'élèves.
La production finale est un croquis. Les wateringues du delta de l'Aa dans le Nord - Pas de Calais : http://perso.wanadoo.fr/institutionwateringuesnpc/index.htm A Orléans Tours, étude de cas sur le grand projet anatolien : http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-geo/pedagogie/lycee/etude-cas/gap.htm Les littoraux espaces attractifs Quelques adresses proposées par S. Tabarly :
Le débat des OGM : La carte de France des expérimentations d'OGM http://www.agriculture.gouv.fr/alim/ogm/welcome.html P. Mallard signale des articles parus dans Le Monde :
Philippe Lalmy signale un communiqué du ministre de la recherche le 22 août 2001 : Réaction de Roger-Gérard Schwartzenberg
à la destruction de plants de maïs transgénique : ni
obscurantisme, ni aventurisme. "Dans le monde, la production de céréales avoisine les 2 milliards de tonnes pour une population de 6 milliards d’individus, soit une moyenne de 330 kg par habitant et par an. En 2012-2013, nous aurons atteint une population mondiale de 7 milliards d’âmes. Il faudra donc produire 330 millions de tonnes de céréales de plus. Deux alternatives sont possibles : augmenter les superficies cultivées ou accroître les rendements. Pour ce qui est de la superficie des terres arables, elle a régressé depuis douze ou treize ans et se maintient aujourd’hui autour de 1 500 millions d’hectares. Le défrichement des fronts pionniers permet un gain de 15 millions d’hectares par an mais au prix de lourdes conséquences environnementales. Cette progression est d’ailleurs compensée par la perte de surface agricole imputable à l’érosion des sols ou à la progression de l’urbanisation. La seule solution est donc d’accroître les rendements. Cela implique l’utilisation d’engrais, de pesticides… qui nuisent à l’environnement. Il existe dorénavant une technologie alternative, les OGM. Alors pourquoi pas ? En quatre ans, la surface agricole mondiale en OGM est passée de 1 ou 2 milliards d’hectares (1996) à 44 milliards d’hectares (2000) " http://www.cafe-geo.com/cr_ogm.htm A voir également, signalé par Marc Lohez : le café essentiel est celui de Sylvie Brunel sur la faim dans le monde, où J.P. Charvet avait déjà exposé son pessimisme quant à l'augmentation de la production (hors OGM) : http://www.cafe-geo.com/cr_faim.html Ainsi que la page de butinage sur le site des clionautes : Réflexion sur la faim de Pierre Mallet : Le manuel Bréal (choisi par notre établissement) pose ainsi le point de départ : "Etant donné la croissance économique actuelle, peut-on imaginer pouvoir nourrir l'ensemble des habitants de la planète et voir ainsi la faim disparaître ?" Posée ainsi, la question lie la faim à la production d'aliments. Ça a l'air logique et pourtant cela ne correspond pas à grand-chose de constatable. Si l'on prend le cas de la Corée du Nord, du Soudan, de l'Ethiopie ou de Paris pendant la guerre, la faim apparaît comme le résultat de faits politiques et sociaux, et non de production. Qui doit imaginer les moyens de nourrir les hommes ? Implicitement, les pays riches. Est-ce là le nouveau "fardeau de l'homme blanc" ? N'y a-t-il pas un certain ridicule à vouloir apprendre aux Coréens à faire pousser du riz ou du blé ? A faire croire à nos élèves qu'ils font partie des hommes qui doivent apprendre aux autres, un peu attardés ? C'en est à se demander comment l'humanité a pu survivre pendant ces millénaires qui séparent l'invention de l'agriculture de la fondation de Monsanto, Nestlé ou Danone. ... Les firmes citées plus haut fourniront les produits et les OGM qui remédieront à la faim dans le monde. Arrêtons d'être bons, arrêtons d'être savants et l'Humanité est sauvée ! :-))) Débats autour d'un programme L'opinion de Jean Braunstein Souvent, je me suis demandé si nos élèves, avec les programmes qui leurs sont servis en histoire et en géographie, pourront au moins être des touristes intelligents. Et ma réponse est plutôt négative, surtout lorsque je vois le programme de seconde d'histoire, qui est à peu près le même que le précédent. Quelle note donnerions nous à un élève qui aurait à traiter le sujet "les fondements du monde contemporain" et qui ne dirait pas un mot de l'empire romain, qui choisirait d'ignorer le christianisme, ou le traiterait au détour d'une sous partie et qui ferait de même pour la réforme protestante ? Quant on voyage un peu en Europe, en particulier en Europe centrale, on mesure bien l'importance de la Réforme, et il n'est pas besoin d'aller très loin en France pour voir l'importance de l'héritage romain. ... Les finalités civiques étant déjà traitées en ECJS, je ne vois pas bien l'intérêt de l'étude du fonctionnement de la Boulé ou de l'Ecclesia, aux dépends de l'empire romain. Quant aux finalités culturelles ! Si le programme permet de comprendre à peu près Sainte Sophie et les monuments de Palerme, ainsi que les tableaux de la Renaissance, on peut ignorer cathédrales, châteaux forts, l'essentiel de la civilisation médiévale et moderne, Louis 14 et Versailles et j'en oublie. ... Il y aurait lieu de réfléchir à la façon dont sont élaborés les programmes et à la cohérence entre les différents cycles d'enseignement. Et débattre de ce que doit être la mémoire de la Nation. Débat sur le christianisme de F. X. Ducellier Je ne vois pas en quoi enseigner le christianisme serait en faire le prosélytisme. L'important c'est de savoir pourquoi on le fait et de bien définir les objectifs de notre enseignement. Si l'objectif c'est de donner les moyens de comprendre le patrimoine artistique et littéraire qui a tant fait référence au christianisme je ne vois pas en quoi ce serait de l'évangélisation. En quoi présenter une religion serait en faire l'apologie. Si tel était le cas nous ferions donc des chrétiens en enseignant le christianisme puis quelques semaines plus tard nous en ferions des musulmans puis en première successivement des libéraux, des marxistes et des fascistes ? Spécialiste de la pédagogie du patrimoine, j'affirme qu'il est indispensable d'enseigner le christianisme. Je préfère que nos élèves sachent que la cathédrale de Chartres est un édifice chrétien, qu'il est rempli de symboles chrétiens plutôt que de lire ou entendre les bêtises de l'ésotérisme qui plaident pour la continuité du culte druidique. Et Michaël Navarro Donner aux élèves des bases (plus que rudimentaires d'ailleurs) sur les grandes religions qui concernent tout de même encore bcp de monde me semble pourtant fondamental: j'y vois un des attraits de ce programme de seconde, avec une présentation succinte du Christianisme (sous ses trois grandes formes) et de l'Islam. On vit dans un monde où celle-ci est (encore?) présente, nous ne pouvons pas l'ignorer. Pourtant, je regrette aussi la disparition de l'Empire romain, qui a marqué notre pays de son empreinte, notamment dans notre région lyonnaise Une approche biographique pour Marc Lohez Le texte du B.O propose, pour gagner du temps, de ne traiter que trois sur quatre des premiers chapîtres et de fusionner certais aspects d'un chapître dans un thème suivant, en tant que rappel (le christiannisme soluble dans la Méditerranée au XIIème, les héritages culturels du XIIème à la sauce Renaissance etc...) Et si l'on pacsait les personnages, avec régime de la communauté de biens (culturels) ? Deux couples : *Socrate et Paul de Tarse", *Averroes et Rabelais. Les principes de ces mariages mixtes: - des caractéristiques communes pour des époques différentes - le panachage du récit biographique type dico/encyclopédie et de textes des olibrii étudiés - une approche en mineure/majeure: la première étude est plus assistée par le professeur; la deuxième plus légère est réalisée en autonomie par les élèves. - l'étude de ces vies comparées donne des repères culturels dont l'intérêt en soi dépasse celui des notions du programme. Les thèmes A Rouen, un cours complet signalé par Christophe
Clavel : Associer Athènes et christianisme pour Marc Lohez On peut coupler les deux thèmes de l'antiquité qui tous deux posent la question des liens entre l'appartenance à une religion et la place dans la cité. La comparaison entre deux vies qui se sont achevées pour des raisons proches permet de remettre tout cela dans une perspective historique: Socrate et Paul de Tarse. Je ne reviens pas trop sur l'accusé Socrate http://www.clionautes.org/profs/mlohez/socrate.html Il faut traiter d'abord des aspects judiciaires du procès (une justice démocratique, car c'est là que tout a commencé), puis analyser le cv civique de Socrate. On pourra au passage dresser un procès en appel du philosophe avec des pièces à convictions supplémentaires comme l'extrait du Protagoras (Magnard p 29) qui montre à quel point l'enseignement de Socrate a conduit à une pensée fort peu démocratique chez Platon, les vies des autres disciples Xénophon et Alcibiade qui montrent qu'effectivement Socrate a perverti la jeunesse. Il faut alors terminer par l'aspect religieux du procès qui indique clairement que l'intégration du citoyen se faisait en grande partie par la religion. On fait alors un bond de 450 ans. Le programme suggère les voyages de Paul comme entrée. il y a là l'occasion d'une cartographie des lieux fondamentaux du judaïsme et du christianisme au premier siècle. Mais pour la transition avec Socrate, on doit au préalable revenir à Athènes: le texte des Actes des Apôtres (17,16) où Paul, face aux philosophes athéniens évoque "le Dieu inconnu" permet: de faire le lien avec Socrate et la période précédemment étudiée, d'évoquer la diaspora juive, l'influence de la pensée grecque sur celle-ci et son rôle dans la première diffusion du Christianisme, d'aborder pour la première fois les différences fondamentales entre le polythéisme et le monothéisme, et, en tirant un peu le texte par les cheveux, le rôle de Paul comme Apôtre des gentils et père de l'Eglise universelle. Lier Socrate et Paul de Tarse permet de montrer certains transferts culturels fondamentaux qui vont marquer le christianisme au berceau et surtout replacer une aventure religieuse dans sa perspective historique: cela se fait essentiellement à partir d'un extrait des Actes de Apôtres (voir message précédent). Reste le plus difficile: montrer, toujours à partir de Saint Paul, le basculement du christianisme d'un groupe inscrit dans le judaïsme à une religion à vocation universelle: le personnage est très pratique par son histoire personnelle et son rôle; ses textes le sont nettement moins. Les extraits sur la circoncision, utilisés dans certains manuels, offrent à mon avis une vision un peu réductrice, par le petit bout de la lorgnette. L'opposition entre Pierre et Paul au sujet de la fréquentation des païens est bien plus essentielle (Epître aux Galates, 2.11): cela montre le caractère de Paul, un vrai personnage et pas une icone, les hésitations des disciples du Christ au sujet de ce basculement fondamental. Au total, on peut fournir un dossier de documents avec Paul à Athènes (Actes des Apôtres 17.16), l'opposition à Pierre (cf supra) et Paul citoyen romain inquiété par la justice romaine (AP 22.12). L'étude de doc est précédée d'une analyse biographique et suivie d'une carte représentant les zones fréquentées par Paul et leur signification historique et religieuse (préférable au tracé de ses nombreux voyages, qui superposés seraient illisibles). Pour finir de tirer profit de l'étude biographique comparée Socrate-Paul, je propose un module consacré à la place des femmes dans l'antiquité, à partir de textes de Xénophon, disciple de Socrate, et des textes de Paul.(les justifications créent toujours un peu d'animation dans les classes ;-) Texte 1 : 3 p 21 (la dispute d'Athéna et de Poséidon): pourquoi les femmes sont-elles exclues de la vie civique à Athènes. Texte 2 : Xénophon : Economique, t 4 p 17 (dans le Magnard): pourquoi les femmes devaient rester à la maison Texte 3 : première épître à Timothée :la tenue des femmes 2.9 Texte 4 : première au Corinthiens, la tenue des femmes 10.2 les deux textes exhortent les femmes à la discretion et à la soumission... Thèmes : les fondements religieux de la situation sociale et ou civique des femmes, les conséquences sociales (différents type d_exclusion&) Cela aussi fut un héritage durable pour la civilisation occidentale..... Nb pour ceux qui font la famille en ECJS: morale domestique résumée dans Epître aux colossiens, 3.18, développée dans Epître aux Ephésiens 5-2. Le personnage de Paul, décidemment inépuisable, peut également être utile pour comprendre la Réforme plus tard dans l'année (Epître aux Galates, 2.15) http://www.clionautes.org/profs/mlohez/aghpr.html Copyright Association des Clionautes - 2001 Toute reproduction interdite |
Dernière mise à jour : 2-09-2001