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1) Généralités
2) Des exemples de réalisation
et d'applications pédagogiques
3)
Logiciels
4)
Ressources en ligne
5)
Manifestations


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Géomatique,
SIG : des instruments pour enseigner, à enseigner ?
Remarque
: en fonction de la date d'origine du message et compte tenu de la rapidité
de l'évolution des techniques, des logiciels, certaines informations
peuvent être un peu datées. Actualisez les informations par
une recherche en ligne.
Retrouver
aussi le butinage sur le site des clionautes :
Et voir la page de synthèse
sur la cartographie, les deux pages sont fortement liées,
leurs contenus se font écho.
1)
Généralités
Thierry Hatt - 4 février 2001
Je viens de terminer une recension de logiciels de cartographie et de
systèmesd'information géographique.Trois domaines ont été explorés :
- logiciels classiques de cartographie, et SIG
- logiciels plus spécialisés dans les projections cartographiques
- logiciels de cartographie autour
du positionnement global. Les références Internet, à jour en janvier
2001, sont fournies si elles existent. Les produits gratuits sont indiqués
au même titre que les payants. Une appréciation est portée sur l'usage
pédagogique possible quand j'ai testé le logiciel. Ce n'est pas le cas
de tous. Ce recensement n'est pas exhaustif bien sûr, il y a 17 produits
carto-Sig analysés, 10 produits spécialisés en projections, une vingtaine de produits autour du GPS.
Cartographie : un tour d'horizon des logiciels de cartographie : un fichier
.doc175
ko
http://sirius.ac-strasbourg.fr/pedago/hist_geo/msite_01/tour-horizon-logiciels-carto/RESSOURCES-LOGICIELS-CARTO.doc
en mode html : http://sirius.ac-strasbourg.fr/pedago/hist_geo/msite_01/ressources-carto/index.htm
Michel Saneiro
- 25 septembre 2000
Un
colloque, organisé par URBAMA, s'est tenu à Tours à l'Université
François Rabelais du 21 au 23 septembre 2000. Conseil scientifique
: P.R. Baduel, M. Béguin, E. Blin, JP Bord, E. Casti, G. Chaix, MF. Davie,
B. Debarbieux, S. Denoix, JP Ferrier, H. Galinié, C. Grataloup, B. Hourcade,
M. Lussault, D. Retaillé, S. Rimbert, A. Saint-Ourens, J. Varlet.
Une série de conférences et d'ateliers a permis de faire, grâce à denombreux
intervenants, dont quelques étrangers, tous d'un très haut niveau scientifique,
un état de la question et de poser les problèmes des rapports entre
sciences sociales géographie et cartographie. Ayant assisté
aux trois journées du colloque et participé à la moitiédes ateliers, je
livre mon impression aux collègues tout en les renvoyant aux Actes qui
ne devraient pas tarder à paraître.
1- dans le domaine de la recherche, la cartographie se porte bien Les
géographes (étudiants ou enseignants) utilisent massivementl'outil cartographique.
A noter, l'explosion des SIG dont de nombreux intervenants sont
venus montrer les potentialités à travers leurs réalisations. On mesure
l'écart entre l'enseignement secondaire qui "balbutie" la
cartographie assistée par ordinateur et le supérieur qui, bien que confronté
à des problèmes de moyens face à une demande en progression constante,
manipule depuis 10 ans déjà ce genre d'outil. Des éditeurs de logiciels
de SIG présents(mais discrets) ont montré tout l'intéret qu'on pouvait
tirer decet outil. La société Articque a pu aussi me faire une démonstration,
positive à mon sens, de ses produits de cartographie thématique La
réflexion théorique m'a semblé très
foisonnante. Elle porte évidemment sur le rôle de la carte dans l'appropriation
des savoirs en sciences sociales par rapport à l'évolution des moyens
technologiques au service de la connaissance et à l'évolution épistémologique
qu'ils génèrent. Par ailleurs, si on s'accorde à reconnaître à l'objet
carte un langage spécifique, la question porte sur sa place et sa valeur
dans le schéma de la communication. Le langage graphique peut-il être
narratif, c'està-dire essentiel, englobant, faisant "la synthèse
de l'hétérogène" (Ricoeur) ou bien simplement descriptif c'est-à
dire disant seulement la disposition des objets dans un espace et donc,
par voie de conséquence, rélégué, avec son vecteur, la géographie, au
dernier rang des sciences sociales, car complètement dévalorisé ?
2 - La relation cartographie-géographie pose problème Beaucoup
d'intervenants se présentent comme des géographes-cartographes" ou
"cartographes-géographes". On est d'accordsur le fait que le
géographe n'a pas l'apanage des cartes mais on sentnettement une autonomisation
du statut de cartographe dans les études de géographie avec des démarches
et des objectifs propres. Beaucoup de jeunes cartographes titulaires d'un
DESS intègrent ou sollicitent leur intégration, qui dans des sociétés
privées, qui dans des collectivités publiques ayant besoin non seulement
de spécialistes de la "cartomatique" mais également des
détenteurs de la démarche d'analyse spatiale. Il n'est pas étonnant
que cette "fuite des cerveaux", logique, hors du sérail
traditionnel de l'enseignement
renforce encore, à mon sens,la surreprésentation des historiens dans les
concours de recrutement de l'enseignement secondaire avec les conséquences
que l'on connaît vis à vis de la géographie enseignée. Mais les participants
ne se sont pas penchés sur ce problème à moyen terme : le vivier que constitue
l'enseignement secondaire pour l'Universiténe risque -t-il pas de se tarir
? Sans défenseur présent, l'épreuve actuelle du baccalauréat a
fait l'unanimité contre elle. Elle est, selon moi, la caricature du divorce annoncé
entre les cartographes et les géographes - cette épreuve n'exigeant pas
de réflexion géographique préalable avant la mise en oeuvre du croquis. Une
excellente intervention d'une collègue grecque a pourtant montré comment
la carte permettait à de jeunes enfants de 9 ans d'appréhender et de représenter
leur espace social par l'apprentissage de la carte à travers des méthodes
actives.
3 - la relation entre géographie-cartographie et sciences sociales
est en débat. Des chercheurs historiens ont remarquablement montré
comment a émergé leur besoin de carte pour répondre aux problémes posés
par des aspects importants de leur recherche et prouvé, en présentant
les travaux réalisés, comment la carte était un instrument indispensable
de connaissance (du monde, de l'Homme et de soi-même). A la frontière
de la philosophie et de la géographie, d'autres chercheurs se sont interrogés
sur la dialectique de l'espace et du temps et les problèmes posés par
sa représentation simultanée sur le plan à deux dimensions d'une carte.
Pourtant, il faut signaler à quel point les sciences sociales ignorent,
(méprisent?) la cartographie ou s'en méfient tout simplement. L'exemple
des sciences politiques dont l'objet majeur d'étude est l'Etat, donc le
territoire et ses enjeux en est unexemple flagrant, la plupart des
ouvrages paraissant sans la moindre carte ! Il est vrai que la carte,
objet fixe, figé (?) a de redoutables concurrents avec l'imagerie en particulier. Conclusion
: la cartographie, "ardente nécessité" ou une bouée de sauvetage
pour les géographes ? Une carte projective de la DATAR, "la
France à l'horizon 2020" a soulevé des débats autour de la stratégie
d'influence, délibérée ou non, qu'elle permettrait de mettre en oeuvre
et renforcé les convictions de ceux qui, comme moi, considèrent que l'apprentissage
de la carte fait partie de l'éducation d'un citoyen et qu'elle est donc
indispensable dans l'enseignement. --
François
Arnal - 20 juin 2000
Cartographie et systèmes d'information géographique Par Yves
Guermond, Professeur à l'Université de Rouen, Faculté des Lettres
et Sciences Humaines. Spécialiste des Systèmes d'Information Géographique
(SIG), de l'analyse spatiale, de la géographie sociale et de l'aménagement
urbain. L'évolution actuelle est un tournant dans l'histoire de
la cartographie : depuis des siècles, les cartes, sous leurs différents
formats, étaient soit pliées, comme les cartes routières, soit conservées
précieusement à plat dans les tiroirs de meubles spécialisés, comme les
plans cadastraux. La révolution cartographique qui est encours
depuis les années 80 oblige à reconstruire la totalité de l'information
cartographique. Pour en savoir plus : UTLS (université
de tous les savoirs) : http://www.2000enfrance.com/sites/utls/index.htm
www.univ-nancy2.fr/Amphis

2)
Des exemples
de réalisation et d'applications pédagogiques
23 mai 2002 - Thierry Hatt - Un système d'information géographique
historique sur la ville de Strasbourg Je viens de mettre la dernière
main aux travaux de mes élèves de Seconde sur la cartographie historique
de Strasbourg. Vous trouverez ces travaux sur le site de l'Académie
de Strasbourg, à l'adresse générale : http://sirius.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/sig-stg/
Le site présente une très grande quantité d'images - Images cartographiques
(1680-1980), sources brutes - Images cartographiques géo-rectifiées sur
le fond IGN de 1980 - Une collection de photo aériennes géo-rectifiées
(1932-1998) - 720 images des plans relief de la ville 1725 et 1836, classées
par quartiers - Les travaux des élèves à partir de ces documents sources
sont présentés, études thématiques sur l'eau, l'emprise militaire, les
espaces verts et les quartiers - Deux cheminements urbains avec des photos
1850-2002 - L'ensemble des documents préparatoires pour les élèves - Outils,
méthodes, moyens, références - Thierry Hatt Professeur au Lycée Fustel
de Coulanges Chargé de mission au CRDP d'Alsace
Thierry Hatt - 10 juin 2000 et 21 octobre 2001
Ces sites ont été réalisés avec des classes de Seconde. La plupart présentent
le contexte et les méthodes utilisées. Ce n'est qu'une partie des activités
TIC mais cette partie est publiée et disponible
- Etude d'un recensement de 12500 Strasbourgeois
en 1789, une société urbaine d'Ancien Régime
http://sirius.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/Musee-archeo/index.htm
et
http://sirius.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/r1789-v5/index.htm
- Homme et environnement dans le Parc Naturel des Vosges du
Nord
http://sirius.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/parc/index.htm
- Voyage des Secondes 5 de
Fustel de Coulanges à Morzine-Avoriaz (3/1999) - Moyens matériels,
logiciels et contextes pédagogiques sont développés et précisés, les difficultés
ne sont pas masquées.
http://sirius.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/Avoriaz/index.htm
François
Jarraud - 10 juin 2000
Un travail très intéressant : celui d'Yves Guiet "Explorer la
géographie avec l'aide d'un SIG". Yves Guiet présente
une étude de la désertification communale dans le Limousin, la répartition
spatiale de la population aux Etats-Unis, l'urbanisation dans le monde,
le risque sismique en Europe. Les sources statistiques sont mentionnées
avec une bibliographie. A travers ces exemples Y. Guiet montre ce qu'est
un SIG et comment les utiliser avec des propositions de pistes pedagogiques. Une
banque de signets complète ces exemples.
http://www.educreuse23.ac-limoges.fr/loewy/realisations/Sig_Limoges/sommaire.htm

3) Logiciels
Jean Paul Collicard - 3 mai 1999
J'utilise et teste depuis peu un logiciel de cartographie,
véritable SIG, Mapinfo. Ce logiciel est très intéressant
car evolutif : - possibilité de construire des cartes, de
les "caler" grâce aux coordonnées géographiques.
Le logiciel crée la base de données
en correspondance avec les données géographiques de la carte
; cette base est elle même evolutive(rajout de données, de
champs...) Ainsi les limites de la connaissance sont repoussées
:
- possibilité de faire des analyses géographiques par secteurs,
histogrammes, points, plages etc...
- possibilité de choisir les seuils dans les légendes etc...Vraiment
les résultats sont impressionnants. En outre ce logiciel accepte
les formats dessin BMP en tant "qu'image raster", les fichiers
excel, access...L'analyse par couches est possible, sans limites, si ce
n'est celle de la lisibilite de la carte.
Voir
aussi : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/histoire/cartsig.html
Stéphane
Haffemayer - 4 mai 1999
MAPINFO est effectivement un excellent outil d'analyse
cartographique que l'on peut avantageusement coupler avec une base de
données de type access. Ma thèse sur la gazette
de Renaudot au milieu du XVIIe siècle a consacré sa
deuxième partie à l'étude de l'espace d'information
du périodique : elle est illustrée par plus d'une quarantaine
de cartes élaborées à l'aide de MAPINFO. J'en ai
detaillé les objectifs et la
méthode dans " Les Gazettes de l'Ancien Regime. Approche quantitative
pour l'analyse d'un " espace de l'information ", Histoire &
Mesure, CRH-CNRS, 1997, volume XII, n?1/2, pp.69-91.
Gérald
Chatagnon - 4 mai 1999
J'utilise actuellement et conjointement Mapinfo et Arcview (ce dernier
etant de la société ESRI). Personnellement je préfère
Arcview : compatibilité avec d'autres logiciels meilleurs
que celle de Mapinfo. Arcview permet d'importer des images(tifs), des
fichiers vecteurs (shapefile, DXF). Ce qui est intéressant dans
Arcview, c'est la possibilité d'accroître les fonctionnalités
du logiciel (Spatial Analysis - calcul de visibilité et d'intervisibilité),
3D Analysis(pour des vues en 3D), Network Analysis (pour étudier
leq reseaux).... Vous pouvez faire des graphiques (charts), des mises
en page (layout), écrire des scripts pour automatiser les fonctions
(avenue). Très bonne gestion des bases de données spatialisées
(requête spatiale, algèbre de carte)... l'analyse spatiale
est très bien gérée par Arcview. Toutefois, ce logiciel
n'est pas à la portée de toutes les bourses.
Cécile
De Joie
Je suis aussi utilisatrice de Mapinfo dans le cadre universitaire, et
quelquefois pour préparer des documents pour mes élèves quand je possède
les données sur les régions étudiées. C'est un outil complexe,
pour beaucoup de chercheurs en géographie ce n'est qu'un sous-Sig ou pré-SIG.
Ce n'est pas un logiciel que j'utiliserai par contre avec des élèves,
ou alors dans un club informatique gonflé et très riche !! Il y a plus
simple chez nos collègues
pour initier les élèves à la cartographie automatique
et tout aussi efficace
Voir aussi le travail de
Jean Marc Bonnefoy (membre de l'expérimentation ministérielle)
de Dijon
http://www.ac-dijon.fr/pedago/histgeo/enseigne/tice/SIG/sig.htm
4) Ressources en ligne
Daniel Letouzey - 9 septembre 2001
La sélection de Pascal Thomas, pour le FIG 2000, parue dans le
bulletin du Comité Français de Cartographie (no 166).118 ko, 29
thèmes, 25 pages d'adresses. Probablement la référence en ligne pour la
carto, les SIG. Voir aussi la chronique internet 362 : http://aphgcaen.free.fr/aphg362.htm
Pascal Thomas et Thierry Couet disent leur préférence pour les
sites institutionnels."si nous évitons le plus souvent les sites
personnels...c'est...que la source en est difficile à garantir ou à déterminer"
(Th Couet). Cette position se comprend de la part "d'institutionnels".
Mais les utilisateurs de la Toile francophone peuvent vérifier chaque
jour la frilosité de ces mêmes institutions, par rapport à leurs
homologues anglo-saxonnes. Et les 139 sites recensés par Gilles Badufle
montrent qu'en pédagogie, les profs d'HG n'ont pas attendu le MEN pour
innover.
Sylvain Genevois - 11 avril 2001
- Sur le site de l'ESRI (editeur de SIG) on trouvera : un fichier
de la population par comté américain de 1990 à 2000 avec les taux d'évolution
au format DBase : réutilisable dans excel ou dans Arc Voyager ou Arc
View (les codes des comtés sont dans le fichier). http://www.esri.com/industries/k-12/material.html#MDat05
Arc Explorer est téléchargeable en version francaise et
gratuite sur le site de EsriFrance. Pour le fichier Dbase par comtés,
vous pouvez le télécharger sur le site de l'académie
de Lyon, où j'ai simplifié et francisé les entêtes
et ajouté des données économiques et sociales...
ce qui ne vous empêche pas de mettre à jour le fichier avec
les dernières données américaines. http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/histoire/cartstag.html
Site HG Academie
de Lyon : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/histoire
Site Lyon
TICE : http://genevois.ctw.net/
Nicole
Mullier - 11 avril 2001
Des liens sur l'information
géographique et les SIG http://www.siglr.org/pgliens.html
(certains ne marchent pas) Par exemple, une explication de l'utilité
du couplage sig et d'un serveur www http://www.ifremer.fr/sillage/wwwarc/papier.html
Sylviane Tabarly
- 1er octobre 2001
L'ATSDR, c'est aux États-Unis et pas en France : une nouvelle
occasion deconstater que l'accès du citoyen aux informations qui le concernent
ne s'yfont pas dans les mêmes conditions. En clair, il s'agit donc
de l' "Agency for Toxic Substances and
Disease Registry" que l'on trouve ici : http://gis.cdc.gov/atsdr/ ou à partird'unsite miroir européen (Madrid)
: http://cisat1.isciii.es/atsdr/ C'est
une agence des services du ministère américain à la santé et aux affaires
sociales (U.S. Department of Health and Human Services) dont la
mission est de préserver les citoyens des effets d'une expositionaux substances
à risques provenant de sites de déchets, de dépôts imprévusou de toute
autre source de pollution présente dans l'environnement. (...)
Le plus "spectaculaire" du site réside peut-être dans un bel
exemple de SIG. Il s'agit donc de cartographier les "Hazardous
Waste Sites" http://gis.cdc.gov/atsdr/ où l'on trouvera, Etat par Etat, les cartographies
des sites concernés auxquelles on peut ajouter les couches d'informations
souhaitées : densités de population, caractéristiquesdémographiques notamment
(en fait il s'agit du croisement de différentesbases de données, dont
celles du "Census bureau"). (...)
Frédéric Pouget - 2 septembre 2000
Ouverture du portail géomatique
sur http://geomatique.georezo.net Les
nouvelles rubriques :
- le portail geomatique : une sacrée collection de liens classés sur les
SIG,la cartographie, ... (que nous vous invitons à complêter en utilisant
le formulaire)
- la rubrique emploi pour déposer/consulter CV et annonces . Vous
y retrouverez bien sûr : - la liste [geomatique] et ses archives - la
liste [geopromo] et ses archives
Signalements de diverses sources :
- le site de l'Université
de Laval sur la géomatique http://www.scg.ulaval.ca/scg/fr/

5)
Manifestations
Sylviane Tabarly - 16 octobre 2001 - 12ème FIG Saint Dié
2001
a) Table ronde : « la géomatique, un atout pour la géographie ? »
Organisée par Michèle Béguin (Paris I), animée par Françoise de Blomac
(Rédac chef de la Lettre SIG) et avec J. Claude Muller, université de
Bochum (all), Philippe Landa (atelier géomatique du CG de Pantin) ; Samuel
Robert (ingénieur ISTAR) et J.R. Pitte.
L'animatrice propose à chacun de définir ce qu'il entend par géomatique.
On en retiendra : que ce n'est pas une discipline en tant que telle
mais un ensemble de techniques informatisées au service de disciplines,
de besoins et usagers très variés ; qu'une majorité des utilisateurs de
SIG ne sont pas géographes ; que la cartographie n'est pas aux origines
du développement des SIG (premières grandes conférences aux Etats-Unis
en 1974, 1982, rôle considérable de Harvard) ; qu'un SIG nécessite de
disposer d'un grand nombre d'informations et devient donc inopérant si
on n'en dispose pas (J.R. Pitte affiche son scepticisme et ses distances
avec ces techniques mais il faut dire que c'était dans son rôle). Sylvie
Brunel, présidente d'ACF (Agir contre la faim), qui se trouvait dans la
salle, prend la parole pour exprimer les besoins de son association en
géomatique (cartes des vulnérabilités, des points d'eau, outils d' organisation
logistique, etc.). J.R. Pitte fait alors remarquer que la géomatique
ne remplacera pas une connaissance fine, humaine des réalités et ne
peut constituer qu'une aide à la décision. Un SIG doit aussi pouvoir intégrer
des données non-chiffrées, qualitatives. Pour lui, la géomatique apparaît
souvent comme un éléphant pour écraser une punaise. F. de Bomac citera
aussi le cas d'une étudiante qui fit un travail très lourd de récolte
et saisie de données dans un SIG pour prouver de simples banalités (les
habitants quittent leur domicile le matin et rentrent chez eux le soir
. de mémoire et pour simplifier).
Principales questions proposées par l'animatrice et interventions de la
salle :
- N'est ce pas la géographie qui serait un atout pour la géomatique
? L' expertise sur les données rend parfois indispensable le regard
du géographe.La géomatique, instrument de communication : un des « outputs
» de l' information géographique qui doit être maîtrisé pour ne
pas fournir des données erronées. La qualité de l'information fournie
dépend de la qualité de ce qu'on y rentre : on peut raisonner juste sur
des données fausses l' inverse étant aussi un risque.
- La géomatique, une chance pour la géographie ? Elle introduit
des dimensions spatiales dans des démarches qui n'en avaient pas auparavant.
Pour J.C. Muller : ce n'est pas que de la cartographie, ce n'est pas une
boîte noire, c'est une force fédératrice, unificatrice entre plusieurs
disciplines. André Dauphiné, évoque les modélisations facilitées par la
géomatique et note qu'il ne faut pas s'en priver car elle concourt à faire
avancer le raisonnement sur l'espace, l'analyse spatiale. P. Landa
rappelle son intérêt dans les choix et le suivi des politiques d'aménagement
du territoire. J.C. Muller fait discrètement remarquer l'absence relative
des géographes français sur la scène internationale de la géomatique.
- Le problème de la formation à la géomatique. F. de Bomac note
que sur le marché du travail, les spécialistes de géomatique apparaissent
à travers une trentaine d'intitulés de postes. Idem pour les propositions
de formation. Grande diversité, hétérogénéité. Michèle Béguin rappelle
alors l'histoire du développement du DESS de cartographie de Paris I depuis
1975 associé à un enseignement d'analyse des données. Aujourd'hui, c'est
le DESS cartographie et SIG ». F. de Bomac pose alors la question de savoir
quelle est la place faite à l' initiation aux SIG, à la géomatique, dans
l'enseignement scolaire.
- Daniel Letouzey pose aussi les questions suivantes : «quels apports
spécifiques dans l'enseignement ? Quelles vulgarisations possibles ?».
Les collègues du groupe INRP Lyon - Grenoble (Sylvain Genevois,
Yvon Carlot, JP Collicard) ont présenté leur démarche. Voir le site :
http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/histoire/cartsig.html
F. de Bomac demande alors si «des enseignants de la salle représentent
le groupe de Michel Vauzelle à la Direction de la Technologie».
Jean Marc Bonnefoy (membre de l'expérimentation ministérielle)
présente alors les démarches adoptées à partir de l'expérimentation d'initiative
ministérielle et fait part de la rédaction d'un cahier des charges
destiné à lancer un appel d'offres pour le développement d'un logiciel
à usage éducatif. Il en profite aussi pour signaler les difficultés
d'accès aux données qui obligent bien souvent à recourir à des sources
et des applications nord-américaines. Voir : http://www.ac-dijon.fr/pedago/histgeo/enseigne/tice/SIG/sig.htm
Points de vue :
- Un débat déjà largement abordé mais qui a rassemblé des acteurs très
divers du monde de la géomatique et de la géographie (recherche, enseignants
universitaires, secondaire, professionnels)
- On peut penser qu'il y avait une absence dans ces journées consacrées
à l' innovation dans la géographie : celle de la SDTETIC et d'Educnet
qui en sont en partie les pilotes nationaux et sont à l'initiative d'une
expérimentation (voir les pages : http://www.educnet.education.fr/histgeo/hgeo6.htm
). C'était l'occasion de présenter et expliquer les politiques adoptées
qui ne sont pas forcément toujours bien comprises ou
tout simplement connues.
- Il est fréquent d'entendre que le monde de la géomatique manque de professionnels,
d'étudiants disponibles : en effet, les élèves issus des rangs du secondaire
ont assez peu de chances d'imaginer que la géographie peut conduire à
ce type de métiers qu'ils abordent donc plus tard par d' autres biais
: l'informatique pure, les sciences de la Terre, etc .. N'y a-t-il pas
une initiation, une sensibilisation minimum à envisager dès le lycée ?
Pas forcément sous une forme « lourde » d'ailleurs. Sinon la géomatique
restera longtemps dans les mains de non géographes.
- On retrouve, à propos de la géomatique, l'habituel procès fait aux méthodes
quantitatives, instrumentales d'une manière générale. Qui consiste à dire,
de manière plus ou moins explicite, que l'humain leur échappe. N'est ce
pas un peu caricatural ? Et paradoxal : on reproche aux "techniciens",
"informaticiens" de régner sur ces domaines mais on ne cherche pas à s'en
emparer, à contribuer à leur maîtrise sociale ... Remarquons aussi que,
si la Géographie en France ne s'en empare pas, d'autres le feront d' ailleurs,
autrement : c'est déjà un peu le cas.
b) « Géodésie spatiale, GPS et nouvelles mesures de la Terre » Conférences
de Michel Kasser, IGN.
M. Kasser remarque que la formation aux Sciences Géographiques
est restée exclusivement du domaine des Grandes écoles (ENSG, ..) sans
avoir développé de liens avec le monde universitaire ce qu'il regrette
et espère en voie d' évolution. Je passe sur l'exposé plus purement technique
autour du géoïde, des problèmes de localisations, de l'utilisation et
des paramétrages des récepteurs GPS, du système international de référence
(ITRS) : on trouve très facilement des cours en ligne sur ces questions,
à commencer par le site de l'IGN lui-même. Par contre, j'ai pu noter que
le conférencier annonce avec satisfaction une évolution, une redéfinition
des missions de l'IGN : ses missions commerciales et ses missions
de service public seraient mieux distinguées (voir mission Lengagne).
Ce qui devrait très rapidement déboucher sur de plus grandes facilités
d'accès aux «produits» de l'IGN pour des usages publics et éducatifs.
Surveiller donc sur le site en ligne la concrétisation de ces intentions,
nouvelles orientations. Pour prolonger ce topo de M. Kasser, voir le site
de l'IGN : http://www.ign.fr/fr/
. Et, plus particulièrement : http://www.ign.fr/fr/PI/activites/geodesie/rgf93/index.html
Je cite : "Depuis 1989, parallèlement au déploiement du système GPS, il
avait été noté une inadéquation de plus en plus importante du réseau géodésique
en usage (la "Nouvelle Triangulation de la France" ou NTF) vis
à vis des levés topographiques ou des travaux de géomètres. Ainsi fut,
à cette époque, décidé du choix d'un nouveaux système tridimensionnel,
géocentrique et d'exactitude centimétrique. La mise en place de cette
nouvelle référence a débuté en 1993. Le système proprement dit
était alors fixé comme compatible avec le système européen ETRS89, avec
comme repère effectif ETRF93 au travers d'une réalisation d'un réseau
de 23 sites : le RRF (ou Réseau de Référence Francais). Cette réalisation
prenait ainsi le nom de RGF93. En 94-95, une densification était
effectuée donnant lieu à un réseau d'environ 1000 sites géodésiques formant
le RBF (ou Réseau de Base Francais) qui constitue l'accès opérationnel
au RGF93. Sachant que tous ces sites ont été rattachés à ceux, proches,
de la NTF, un modèle de transformation de coordonnées entre les
deux références a pu aussi être établi. » Et le site permet donc de télécharger
gratuitement les documents d'information générale, le logiciel CIRCE2000
(conversion de coordonnées géographiques ou cartogaphiques), et les
algorithmes de transformation de coordonnées ci-dessous. Pour nos collègues
qui s'échinent sur les questions de géo-référencement, voici une nouvelle
qui peut être intéressante.
D. Letouzey
Salon Mari 2000 : le travail important de selection de sites par
les etudiants de la MSTCartographie d'Orleans devrait être bientot
accessible sur le site www.geo-evenement.com
A venir en ligne :http://www.geo-evenement.com/salon_virtuel/virtuel.html
un ex. à consulter,
http://bleuet.bius.jussieu.fr/intgeol.html
- une forte impression : le module de géographie virtuelle de Géo-concept.
des images qui devraient peupler davantage les salles d'hist-géo : celle
d'un poster de Paris ou du 92 chez InterAtlas, une France landsat d'environ
5*5m ! Le sentiment d'un écart important entre certains spécialistes de
lacartographie professionnelle et la démarche des géographes.
Compilation
: S. Tabarly
Copyright Association
des Clionautes - Toute reproduction interdite
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